lundi 14 octobre 2019
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Le général Charles Morel, résistant du Vercors et doyen des généraux de la Gendarmerie est décédé le mercredi 30 décembre à l'hôpital de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) dans sa centième année.

Décès du général Charles Morel, résistant du Vercors

Le général Charles Morel, résistant du Vercors et doyen des généraux de la Gendarmerie est décédé le mercredi 30 décembre à l’hôpital de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) dans sa centième année.
Ses obsèques seront célébrées le mercredi 6 janvier à 14h30 en l’église Notre-Dame de l’Assomption à Evian-les-Bains, a précisé à L’Essor l’un de ses enfants le général Jacques Morel, ancien chef de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI).
Le général Charles Morel avait reçu L’Essor chez lui à Thonon dans le courant de l’été. L’Essor avait consacré deux pages à la vie exceptionnelle de cette grande figure de la Gendarmerie qui avait quitté l’Arme il y a quarante ans avec le grade de général de division.
Né le 26 juin 1916, pendant la Grande Guerre, sous-lieutenant de cavalerie en 1939, le jeune officier avait été affecté en 1942 à la brigade de Saint-Marcellin (Isère), un gros bourg agricole au pied du massif du Vercors. Il se rapproche de la résistance locale qui lui demande de ne pas gagner le maquis mais de renseigner sur les mouvements militaires allemands et de faciliter la dispersion des armes parachutées.
Finalement le 15 juillet 1944, le lieutenant Morel rejoint le maquis de la forêt de Chambaran avec une quarantaine de gendarmes. Cinq seront fusillés par les Allemands. Avec les autres, il intégrera un bataillon de marche de l’armée de Lattre. Fin janvier 1945, sa compagnie sera décimée dans les combats près de Sélestat.
Fervent gaulliste et grand admirateur du général de Gaulle, il avait toujours regretté de ne pas avoir pu quitter la France en 1940 pour reprendre le combat dans les rangs de la France Libre.
Après la guerre, il commande pendant trois ans la compagnie de Grenoble avant de rejoindre pour dix ans la direction de la gendarmerie à Paris. A la fin de la guerre d’Algérie, il commande avec le grade de colonel la légion de gendarmerie d’Alger.
Il dirigera ensuite le groupement de Saône-et-Loire, puis la circonscription de Bourgogne à Dijon avant de commander la région de gendarmerie de Metz comme général de brigade. Il quittera l’active avec le grade de général de division en 1976.
Titulaire de la médaille de la Résistance et de la Croix de guerre, le général Charles Morel avait reçu en 2001 des mains du président Jacques Chirac les insignes de grand officier de la Légion d’honneur dans la cour d’honneur des Invalides.
Pierre-Marie Giraud

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Photo d'illustration (Crédit photo: Jean-Marc Tanguy).

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Un commentaire

  1. Rosemarie Bochaton-Montoya

    Sans avoir jamais connu personnellement le Général Morel, toute mon enfance s’est déroulée dans le souvenir de cet homme généreux que ma grand-mère, de Champanges, vénérait littéralement. Je m’associe à la douleur de la famille, avec l’impression de perdre un membre de ma propre famille, un parent dont on chuchotait le nom le soir au coin du poêle…

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