vendredi , 18 juin 2021

Des gendarmes de l' Oclaesp lors d'une perquisition (Photo d'illustration - FB/Gendarmerie)
Des gendarmes de l'Oclaesp lors d'une perquisition (Photo d'illustration - FB/Gendarmerie)

Décès après des injections d’AstraZeneca: la Gendarmerie chargée de l’enquête

INFO L’ESSOR – C’est un office de la Gendarmerie qui va mener les investigations sur les décès de trois personnes après une injection du vaccin anti Covid-19 d’AstraZeneca. Selon les informations de L’Essor, l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) vient d’être saisi des plaintes pour “homicide involontaire” déposées par les familles de personnes décédées d’hémorragies et de thromboses.

“Les plaignants s’interrogent notamment sur le rôle causal du vaccin AstraZeneca, qui avait été administré à leur proche avant le décès”, explique le parquet de Paris. Il précise que “le pôle de santé publique du parquet de Paris s’est saisi les 14, 16 et 22 avril 2021 de trois plaintes déposées respectivement à Toulouse, Paris et Nantes”.

Décédés à 24 ans, 38 ans et 41 ans

Toutes âgées de moins de 55 ans, les trois personnes décédées étaient prioritaires pour la vaccination. Deux d’entre elles exerçaient en effet une profession à risque, comme Anthony Rio, 24 ans, étudiant en médecine nantais, et Carole P., 38 ans, assistante sociale de Toulouse. Le troisième, le parisien Frédéric M., 41 ans, s’était vu prescrire le vaccin suite à des symptômes dépressifs.

Anthony Rio a succombé à “une thrombose et une hémorragie massive de la rate. L’autopsie a par ailleurs révélé des traces de thrombose au niveau d’une méninge du cerveau”, précise Me Etienne Boittin, l’avocat des trois familles.

L’autopsie du jeune homme n’a rien trouvé –tumeur, virus, bactérie ou anomalie de la rate– qui pourrait justifier son décès. “Il y a encore des analyses génétiques à effectuer pour identifier d’éventuelles maladies rares”, précise l’avocat du barreau de Saint-Nazaire. 

Des expertises approfondies du côté du vaccin d’AstraZeneca

Une fois toutes ces causes de thromboses écartées, l’avocat attend des “expertises plus approfondies du côté du vaccin. Il y a déjà des éléments puisque des sociétés savantes d’hématologie émettent des hypothèses sur des réactions de l’organisme vis à vis de la protéine Spike que le vaccin imite”. C’est cette protéine du virus SARS-CoV-2 qui lui permet de pénétrer dans les cellules humaines.

Le dossier pourrait s’épaissir d’autres affaires. Me Boittin assure avoir aujourd’hui quinze dossiers ouverts dont il espère à terme le regroupement. Parmi eux, outre les trois cas déjà cités, figurent deux septuagénaires et un homme de 42 ans. Tous les autres ont entre 55 ans et 65 ans. Les décès sont survenus entre trois et une vingtaine de jours après la vaccination.

Lire aussi: Mediator : les enquêteurs redoutaient l’enlisement des investigations

Office de la Gendarmerie, l’Oclaesp, est coutumier des affaires de santé publique. Il s’est ainsi illustré dans les dossiers de l’amiante, du Mediator ou encore du sang contaminé. Le général de brigade Jacques Diacono est à la tête de cet office fort de 103 personnels.

Matthieu Guyot avec Pierre-Marie Giraud

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