mardi 2 juin 2020
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Projet d’insigne de la Médaille de reconnaissance aux victimes du terrorisme, avers et revers (© Service historique de la Défense/ La grande chancellerie de la Légion d'honneur).
Insigne de la Médaille de reconnaissance aux victimes du terrorisme, avers et revers (© Service historique de la Défense/ La grande chancellerie de la Légion d'honneur).

De Loyada à Trèbes, de nouveaux médaillés des victimes du terrorisme

Loyada en 1976 et Trèbes en 2018. Une cinquantaine de victimes de ces deux prises d’otages figurent dans la dernière promotion de la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

Le Journal officiel publie ce mardi une liste de 153 hommes et femmes qui pourront donc porter cette décoration. 153 impétrants blessés ou tués, entre les attentats du Drugstore Publicis à Paris, le 15 septembre 1974, et celui de Strasbourg, le 11 décembre 2018. Sans oublier ceux de janvier et de novembre 2015 à Paris et celui du 14  juillet 2016 à Nice.

Dans cette liste, il y a  22 hommes et femmes, alors enfants pris en otages,  il y a tout juste 44 ans en février 1976, dans un bus scolaire français.  Un véhicule détourné par un commando indépendantiste à Loyada, à la frontière entre Djibouti, alors français, et la Somalie. Le GIGN, pour sa première intervention depuis sa création un an auparavant, et la Légion étrangère avaient alors libéré les enfants. Lors de l’assaut, deux petites filles Nadine Durand et Valérie Geissbuhler avaient été mortellement blessées.

Moment d’émotion” pour l’association des victimes de Loyala

Paul Vitani, le président de l’association “Les Oubliés de Loyada“, a dit à L’Essor que la publication de cette liste était un “moment d’émotion”.  Il a ajouté: “C‘est la première fois depuis 44 ans qu’il se passe quelque chose” venant de l’Etat. Il a souhaité qu’il s’agisse “d’un premier pas vers la pleine reconnaissance des victimes” de Loyada.

Cette liste publie par ailleurs les noms de 24 personnes, tuées, blessées ou séquestrées lors de la cavale sanglante du terroriste Radouane Lakdim à Carcassonne et à Trèbes. Le 23 mars 2018, il avait tué quatre hommes. Sa dernière victime avait été le colonel Arnaud Beltrame, égorgé après avoir pris la place d’un otage dans le supermarché de Trèbes.

Lire aussi: La prise d’otages de Trèbes racontée par les gendarmes locaux

Créée en juillet 2016 par le président François Hollande, cette médaille vise à “manifester l’hommage de la Nation aux victimes” (tuées, blessées ou séquestrées), lors d’actes terroristes commis, soit sur le territoire national, soit à l’étranger dans le cas d’actes “contre les intérêts de la République française”.

La promotion la plus importante depuis 2016

La promotion de ce 18 février 2018 constitue la promotion la plus importante depuis 2016. après une première médaille attribuée en juin 2018. Au total, 455 médailles nationales de reconnaissance aux victimes du terrorisme ont été décernées. Cette décoration se situe au 5ème rang protocolaire derrière la Légion d’honneur, la croix de la Libération, la Médaille militaire et l’ordre national du Mérite. Elle prend donc place devant les décorations plus spécifiquement militaires: Croix de Guerre, Croix de la Valeur militaire, médaille de la Gendarmerie nationale, Médaille de la Résistance.

PMG

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