mardi 20 octobre 2020
Accueil / Société / Notre-Dame-des-Landes : Mélenchon alerte contre un nouveau drame de type Rémi Fraisse
A Notre-Dame-des-Landes (Photo/GF/PressPepper).

Notre-Dame-des-Landes : Mélenchon alerte contre un nouveau drame de type Rémi Fraisse

Le président du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon, a alerté mardi contre le risque qu’une évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes conduise à un drame similaire à la mort en 2014 de Rémi Fraisse à Sivens.

Rémi Fraisse (Illustration @guymasavi/Flickr).

On retrouve l’ambiance médiatique qui avait précédé la violence mortelle dont a été victime à Sivens le jeune Rémi Fraisse“, un militant pacifiste de 21 ans qui s’opposait à la construction d’un barrage dans le Tarn et a été tué par un tir de grenade offensive, écrit le député des Bouches-du-Rhône dans un billet de blog. Regrettant qu’“on reproduise la préparation des esprits” à un tel événement, il a relevé que “l’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes n’a aucun sens parce qu’elle n’a aucune utilité“.

Si l’aéroport ne se fait pas, quel est l’intérêt de l’expulsion des gens qui s’y trouvent?“, interroge-t-il, répondant lui-même à la question: certains “resteront pour créer des surfaces agricoles“, d’autres “partiront vers d’autres secteurs en lutte“. “Pourquoi vouloir les agresser ?“, insiste le député, alors que le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a confirmé mardi que la Zad “sera évacuée des éléments les plus radicaux“, quelle que soit la décision sur la construction de l’aéroport.

Lire aussi sur L’EssorNotre-Dame-des-Landes : l’annonce de l’exécutif désormais imminente

M. Mélenchon évoque aussi le risque que “les rumeurs de renoncement à cet aéroport soient un leurre destiné à permettre une attaque contre la Zad dans le but ensuite de construire l’aéroport“. Au delà, dans l’affaire Fraisse, il promet qu’il ne “lâcher(a) pas l’affaire” du non-lieu prononcé le 9 janvier en faveur du gendarme qui avait tiré la grenade mortelle.

Renouvelant ses accusations à l’égard du Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, et son ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, le leader de LFI estime que “la responsabilité des gendarmes ne peut être opposée à celle des décideurs politiques“.

Les gendarmes obéissent aux ordres. Il ne saurait en être autrement dans une démocratie où le pouvoir civil est tout“. Rappelant que le type de grenade offensive qui a tué Rémi Fraisse était désormais “interdit d’utilisation par les forces de l’ordre“, M. Mélenchon assure que d’autres armes “dangereuses” restent autorisées et demande l’évolution “de l’ensemble des techniques et des matériels utilisés pour le maintien de l’ordre“.

AFP

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " : des articles inédits, une veille sur la presse et des informations pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.