mardi , 15 juin 2021

Capture d'écran du site Cybersecours.

“Cybersecours”, la nouvelle application d’une réserviste pour aider les victimes de cyberescroqueries

Une réserviste de la Gendarmerie, Marie-Dominique Calvez, vient de lancer une nouvelle application, Cybersecours, pour aider les victimes de cyberescroqueries. Une nouvelle initiative bienvenue face à un phénomène criminel qui inquiète.

Marie-Dominique Calvez (Crédit photo: DR)..

Et de deux ! Onze ans après le lancement de sa première application, Au secours, destinée à venir en aide aux personnes en danger et restée quatre ans en ligne, la réserviste héraultaise Marie-Dominique Calvez récidive avec une nouvelle application destinée à lutter contre la cybercriminalité. Cybersecours est disponible depuis le mois de mai en téléchargement pour les téléphones Apple et Android. On peut également découvrir l’application sur son site internet.

Cinq mois de travail

Mise au point en cinq mois, cette application est l’aboutissement d’un travail initié au cours d’un diplôme universitaire, “Enjeux de défense et de sécurité nationale”. Basée à Montpellier, la quadragénaire est cheffe de projet freelance. Elle est également spécialiste dans la formation aux premiers secours. Avec ce nouveau projet, elle veut aider “à centraliser la réponse cyber des différents acteurs de la cybersécurité qui font, chacun à leur niveau, un travail formidable”. Il s’agit également de pouvoir aider les victimes à trouver le bon interlocuteur. Et enfin de sensibiliser le grand public sur les bonnes pratiques. En outre, l’application propose des notifications sur les cyberescroqueries émergentes.

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Concrètement, l’application est divisée en quatre grandes parties. Soit les problèmes rencontrés, les partenaires, l’initiation et une sélection d’articles. Elle propose différentes fiches pour aider à s’orienter. Il s’agit par exemple de comprendre ce qu’on peut faire en cas d’usurpation d’un numéro de téléphone. Ou, autre exemple, de bien réagir après avoir été victime d’un spam téléphonique. Des conseils puisés auprès des sources officielles que sont l’Anssi, la Cnil ou encore le groupement d’intérêt public Cybermalveillance

Avec la numérisation des entreprises, les patrons “ne sont plus uniquement responsables de la santé et de la sécurité de ses salariés au travail, mais aussi des données qu’ils hébergent, et donc de la cybersécurité”, avertit Marie-Dominique Calvez. Un sujet qui passionne la réserviste, également titulaire d’un diplôme universitaire en cybercriminalité et investigation numérique.

Pour la gendarme réserviste, il y a encore beaucoup à faire face à l’explosion des escroqueries cyber. Elle pointe ainsi un manque de moyens humains, la rédaction chronophage de procès-verbaux ou encore le manque de moyens de la justice pour traiter les plaintes. “Il n’y a pas de secret, seule une convergence des forces et des compétences au sein des ministères de l’Intérieur, de la Défense et de la Justice permettra de faire évoluer les choses”, ajoute-t-elle.

One comment

  1. Un très bon raccourci qui pourra aider les personnes victimes d’escroqueries via le cyberespace !

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