mardi 27 octobre 2020
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Contrôles de police : Taubira reste favorable au récépissé rejeté par Valls

La ministre de la Justice Christiane Taubira a répété jeudi lors d’un débat avec les Jeunes Socialistes qu’elle restait favorable à la délivrance d’un récépissé après les contrôles de Police, un dispositif rejeté par le ministère de l’Intérieur et Matignon.

“J’annonce la couleur très clairement: moi je suis favorable à ce dispositif”, a déclaré la ministre dont les propos, mis en ligne sur le site du Mouvement des jeunes socialistes. Dans l’entourage de la ministre, on souligne que “ces déclarations ont été faites dans le feu de la discussion avec ces jeunes militants mais qu’elles ne remettent pas en cause les arbitrages du gouvernement sur la question” des contrôles d’identité. Il y a “des villes qui sont candidates pour expérimenter” le dispositif “et je pense qu’ il y a un enjeu de confiance qui n’est pas négligeable, y compris pour les policiers, parce que le pire serait de laisser croire (…) que ce serait prendre partie pour des jeunes qui subissent les contrôles abusifs contre des policiers qui abusent de leur tenue”, a expliqué Mme Taubira.

“Ce qu’il faut qu’on arrive à faire c’est faire entendre que c’est dans l’intérêt de la République et dans l’intérêt de la démocratie qu’il n’y ait plus de contestation du travail effectué par la Police”, a t-elle ajouté. Après avoir rappelé qu’il y avait cinq à huit fois plus de risques d’être contrôlé “selon l’apparence physique et vestimentaire, le quartier”, Mme Taubira a jugé que cette situation constituait “un problème réel”. Mais la mise en place du dispositif “est difficile, particulièrement à des moments où par exemple la Police est confrontée elle-même à un moment très difficile”, a admis la ministre. “Les policiers ressentent à bon droit sans doute, en tout cas lorsqu’ils paient de leur vie, que leur métier est peut-être ingrat, qu’on ne les protège pas”, a-t-elle commenté. “Souvent, on laisse les policiers se débrouiller avec le désordre installé dans les quartiers” qui ont été “désertés par les forces publiques” et où “on a enlevé les services publics”.

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