vendredi , 18 juin 2021

Contrôles de Gendarmerie. Illustration (Ph: M.GUYOT/ESSOR)
Contrôles de Gendarmerie. Illustration (Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Contrôlé par les gendarmes au péage de Saint-Arnoult, un individu soupçonné d’organiser des combats de coqs

Le 27 janvier 2021, les gendarmes ont contrôlé un individu au niveau du péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, sur l’autoroute A 10, transportant de la volaille vivante à l’arrière de son véhicule. Sans doute pour organiser des combats de coqs.

L’association Stéphane Lamart, qui œuvre pour “soulager et éradiquer la misère animale” le soupçonne d’organiser des combats d’animaux. Elle a porté plainte contre lui pour acte de cruauté. L’audience se tient aujourd’hui au tribunal correctionnel de Versailles.

Des conditions de transport illégales

Ce jour-là, en fin d’après-midi, les gendarmes effectuent des contrôles au péage de Saint-Arnoult, à la sortie de l’autoroute A10, dans le sens province-Paris. Ils arrêtent une fourgonnette, conduite par un homme d’une trentaine d’année, sans emploi. Ce dernier leur affirme qu’il vient d’aller acheter des volailles vivantes dans une ferme à Epernon, en Eure-et-Loir, pour nourrir sa famille. A l’arrière, les militaires découvrent en effet cinq coqs et une poule. Mais les conditions de transport laissent pour le moins à désirer. Prisonniers de sacs à gravats fermés, les animaux ne disposent d’aucune aération. Pour toute excuse, le conducteur explique qu’il a l’habitude d’aller chercher des volailles vivantes et qu’il les transporte ainsi pour éviter qu’elles se battent entre elles. Si elles n’ont pas été saisies, les gendarmes ont toutefois pris quelques photos pour la procédure judiciaire, ces conditions de transports étant parfaitement illégales.

Un organisateur de combats de coqs ?

L’association Stéphane Lamart, qui a pu les consulter, pense que les volatiles, de petite taille et avec des pattes et des becs limés, sont de la race dite de Thaïlande. Une race très populaire dans les combats de coqs. L’homme se livre-t-il à cette activité interdite en France,  sauf dans le Nord-Pas-de-Calais et quelques territoires d’Outre-Mer ? C’est fort probable estime l’association qui a déposé plainte. Comment imaginer qu’il parcourt régulièrement, comme il l’affirme, les 220 kilomètres aller-retour entre son domicile et Epernon dans le seul but de se nourrir ?

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Présente lors de l’audience de ce jour au tribunal correctionnel de Versailles, l’association de protection animale, active depuis plus de 20 ans, espère avoir la réponse à sa question.

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