lundi 28 septembre 2020
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Justice (Photo Matthieu GUYOT/Essor)
(Photo/MG/Essor).

Cinq hommes jugés pour avoir tué un policier par une rafale de kalachnikov en 2011

Cinq hommes ont commencé à comparaître jeudi devant les assises des Bouches-du-Rhône pour leur implication présumée dans le meurtre d’un policier en 2011 lors d’une course-poursuite entamée après une série de cambriolages.

Le policier Eric Lalès, 37 ans, avait été mortellement blessé par une rafale de kalachnikov à Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône. “L’essentiel de la défense” des accusés “consiste à dire qu’aucun d’eux n’était présent ce soir dans cette voiture ni lors de la fusillade“, a déclaré le président, à l’ouverture de l’audience à Aix-en-Provence.

Principal accusé, avec Jean-Baptiste Dominici, 40 ans, recherché au moment des faits pour un braquage, Jean Bengler, 27 ans, surnommé “Piou”, est soupçonné d’avoir tué le policier ainsi qu’un autre homme, présent dans une des deux voitures volées utilisées par les cambrioleurs. M. Bengler, en chemise noire et barbe taillée, a raconté une enfance “difficile“, son père n’ayant reconnu aucun de ses enfants puis ayant “disparu“.

Les traces ADN de quatre accusés retrouvées dans le véhicule

Vous avez dormi dans le lit de votre mère jusqu’à 14 ans, ça fait gros bébé non?“, l’a interrogé le président du tribunal. Jean Bengler a expliqué qu’il avait eu une relation fusionnelle avec sa mère, notamment après la mort de son aîné de 5 ans, William, mort à 17 ans lors d’un braquage. Il est le seul des accusés qui avait un casier judiciaire vierge au moment des faits. Il est le cousin germain des frères François et Nicolas Bengler, considérés par les policiers marseillais comme les dirigeants de l’un des principaux clans, dit des “gitans“, engagés dans une lutte sanglante pour le trafic de drogue à Marseille.

Jean-Batiste Dominici, accusé par un témoignage anonyme d’avoir “donné l’ordre de tirer” à Jean Bengler pour ne pas être rattrapé par la police, a expliqué de son côté être un Corse, un “gadjo” ayant rejoint par sa compagne la communauté des gens du voyage, à laquelle appartiennent tous les autres accusés. Un monde dans lequel “tout le monde se connaît“, a indiqué M. Dominici, dans un dossier où les traces ADN de quatre des accusés ont été abondamment retrouvés dans le véhicule. MM. Dominici et Bengler, ainsi qu’un troisième accusé, Bruno Bonati, 42 ans, encourent la prison à perpétuité.

Le procès est prévu jusqu’au 17 mars.

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