vendredi 22 janvier 2021
Accueil / A la Une / Chevaux mutilés : l’origine humaine écartée dans 70% des cas
80% des cas avérés de chevaux mutilés ne sont pas imputables à l'homme (Illustration - Photofoco/Pxhere)
80% des cas avérés de chevaux mutilés ne sont pas imputables à l'homme (Illustration - Photofoco/Pxhere)

Chevaux mutilés : l’origine humaine écartée dans 70% des cas

70% des 499 cas de chevaux et équidés mutilés recensés en France depuis le début de l’année ne sont pas imputables à une action humaine. C’est le résultat des enquêtes menées par les gendarmeries locales, et coordonnées au plan national par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp).

Cet organisme rattaché à la Gendarmerie détaille ainsi ses conclusions, en date du 2 décembre. Sur les 499 faits recensés, l’implication humaine est avérée dans 81 cas. Par ailleurs, 65 restent en cours d’investigation. D’après la place Beauvau, “20% des violences constatées peuvent être imputées à la main de l’homme”. Et de préciser: “Il s’agit principalement de déviances sexuelles avec des actes de zoophilie”. Les 353 autres cas peuvent être attribués à des bêtes sauvages ou au cheval lui-même.

L’angoisse des propriétaires d’équidés

Une importante vague de mutilations de chevaux a frappé cet été plusieurs régions de France, soulevant l’angoisse des propriétaires d’équidés. A chaque fois ou presque, les organes génitaux des animaux sont prélevés ou mutilés. Tout comme les yeux et les oreilles.

Face à l’étendue du phénomène, le ministère de l’Agriculture a mis en place avec l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), une cellule d’information, joignable gratuitement au 0.800.738.908. Rien qu’en septembre, plus de 700 appels ont été traités. Aujourd’hui, cela représente encore cinq à six appels par jour. Au bout du fil, la quinzaine d’agents de l’IFCE chargés également de la gestion du système d’informations relatives aux équidés (Sire). Ce fichier central qui recense et localise les équidés, les propriétaires et détenteurs, a d’ailleurs été d’une grande aide pour les gendarmes. Ses informations ont ainsi permis d’orienter les patrouilles et les actions de prévention.

De nouveaux chevaux mutilés

Malgré une très nette accalmie à partir de la fin du mois de septembre, ces mutilation n’ont jamais complètement cessés. Deux nouveaux cas ont ainsi été repérés près de Niort ces derniers jours.

Lire aussi: Les mystérieuses mutilations d’animaux se poursuivent

Les faits dateraient du dimanche 29 novembre. Un cheval a tout d’abord été découvert mort. Il portait des traces de mutilations, avec notamment une oreille et l’appareil génital découpés, comme le rapporte France Bleu Poitou. Quelques kilomètres plus au nord, une jument a également subi des mutilations au niveau de son appareil génital. Toutefois, l’animal est cette fois toujours vivant. Dans ce dernier cas, il s’agirait à nouveau d’une intervention humaine, d’après le parquet local.

JBA et LP

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.