vendredi 6 décembre 2019
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Le colonel Michaël Di Meo (capture d'écran BFMTV).
Le colonel Michaël Di Meo (capture d'écran BFMTV).

Ce commentaire d’un colonel de Gendarmerie sur le maintien de l’ordre qui passe mal dans la Police

C’est un bref commentaire qui a déjà fait beaucoup de bruit. BFMTV se penche ce lundi 8 avril sur le maintien de l’ordre face aux Gilets jaunes. Un extrait, diffusé dans la journée, a aussitôt fait polémique avant même la diffusion intégrale du reportage. On y voit un colonel de Gendarmerie, Michaël Di Meo, le commandant du groupement II/1 de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort (Île-de-France), réagir à une séquence vidéo filmée le 1er décembre 2018, lors de l’acte 3 des Gilets jaunes.

Lire aussi sur L’Essor: “Gilets jaunes”: premières condamnations après la manifestation du 1er décembre

Ce jour-là, la capitale sombre dans le chaos et le pillage. La chaîne d’information en continu montre une séquence tournée dans un restaurant Burger King avenue de Wagram. On y voit des CRS délogeant avec la force des personnes réfugiées dans le commerce. “C’est de la violence policière”, commente à chaud le colonel Di Meo, interviewé depuis plus d’une heure quand on lui remet dans les mains l’ordinateur portable montrant la vidéo. “Malheureusement, quand les manifestants parlent de violences policières, je suis obligé d’aller dans leur sens“, poursuit-il. Des témoins, dont des photographes de presse présents sur place, dénonceront plus tard des violences illégitimes.

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Un spécialiste

Spécialiste du maintien de l’ordre, le colonel Michaël Di Meo est diplômé de l’Ecole militaire interarmes (EMIA). Il commande désormais le groupement II/1 de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort. A ce titre, il a donc suivi les manœuvres des gendarmes mobiles dans la capitale pendant les manifestations des Gilets jaunes cet hiver. L’officier dirigeait précédemment le groupement II/2 de gendarmerie mobile de Mont-de-Marsan et avait supervisé des stages au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier (Dordogne). Il est “un grand professionnel du maintien de l’ordre dans toutes ses dimensions – doctrinal, déontologique et tactique, résume le général (2S) Bertrand Cavallier. Sous son commandement opérationnel, les unités ont toujours démontré une efficience remarquable et une très grande maîtrise.”

Un CV éloquent qui n’a pas empêché les réactions indignées venues de la Police. Le directeur général de la Police nationale Eric Morvan a regretté sur twitter l’utilisation du terme de “violences policières” qui “suggère un système sciemment organisé”. “C’est évidemment faux, poursuit le chef de la Police. J’appelle certains commentateurs, fussent-ils gendarmes, à respecter le temps des enquêtes.” Dans un communiqué au titre évocateur, “La balance“, le syndicat de police Synergie officiers, a lui demandé au ministre de l’Intérieur de “rappeler à l’ordre la Gendarmerie qui n’est pas la directrice de conscience des policiers”. “Cette stratégie de dénigrement n’est pas nouvelle mais elle devient systématique en l’absence de réaction des plus hautes autorités”, ajoute le syndicat. “Attention à ne pas faire un faux procès au colonel Di Meo qui a toujours travaillé en très bonne symbiose avec les autres forces de l’ordre, tempère Bertrand Cavallier. Il n’y a aucune volonté de stigmatiser qui que ce soit.” Un débat à retrouver ce soir sur BFMTV. Le reportage sera en effet suivi d’un échange entre représentants des syndicats de police et, pour les gendarmes, Bertrand Cavallier.

G.T.

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34 Commentaires

  1. Le colonel Di Meo a raison de dire ce qu il ne va pas.

  2. Léon

    En tant que militaire, je reconnais que la gendarmerie et la police, n’ont pas la même façon de voir les choses et d’agir. La formation d’origine n’est pas la même non plus. Le Commandant n’a pas la même vision, donc il peut y avoir des polémiques. Je crois plus dans les gendarmes que les policiers.

  3. Patrice Debriare

    Pourquoi ce grand spécialiste du maintien de l’ordre ne se contente t-il pas de commenter les péripéeties de son homologue, le colonel de gendarmerie (de reserve) Alexandre Benalla, auteurs de violences illégitimes et grand barbouzard devant l’éternel?

    • Didier Guériaud

      Parce que Benalla n’est pas un gendarme. la réserve citoyenne est purement honorifique et, hélas, en ce qui le concerne ça a été une lamentable erreur d’appréciation que de l’y nommer. Donc vraiment pas un “homologue”, d’autant que les grades attribués dans la réserve citoyenne n’ont aucune valeur. Il faut oublier l’épisode Benalla qui est aux mains de la justice et dont j’espère que nos grands chefs retiendront la leçon. La gendarmerie doit se tenir loin du politique, le plus loin possible et servir l’Etat, pas certains homme d’Etat.

      • Bien dit. On n’a jamais eu besoin de ce genre de réservistes honoraires qui déshonorent la Gendarmerie.
        Meilleurs souvenirs et amitiés.

    • Barrier

      On parle ici de maintien de l’ordre et pas du reste. Il y a pour cela suffisamment d’endroits pour le faire. On est pas à la cuisine à tout mélanger !

    • La rédaction

      Bonjour Sauf erreur, M. Benalla arborait un brassard de police et était équipé par la Police le 1 er mai. Il n’était pas présent au titre de la réserve dont il a été exclu.

  4. JEAN-PASCAL

    Il est soumis au droit de réserve. Il doit être sanctionné.

    • Didier Guériaud

      Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ! (Guy Béart). Bravo Jean-Pascal, belle ouverture d’esprit !

    • Briqué

      À cet effet vous serez donc sanctionné pour votre méconnaissance des choses … on parle de devoir de réserve… c’est bien le problème lorsque l’on confond droits et devoirs !

    • jacques labadie

      le colonel DI MEO est courageux et sincère. C’est un expert qui donne son avis technique sur une situation d’agression caractérisée…..il n’a pas à être sanctionné mais devrait plutôt être félicité pour sa franchise et son honneur. Le devoir de réserve n’a rien à voir.

    • J-Pl Esparceil

      On n’est pas soumis à un droit, mais à un devoir. Ayant fait l’essentiel de ma carrière en mobile comme gendarme, gradé et officier, je comprends ce qui peut arriver en fin de journée de MO dur, mais devant ces images et les témoignages, je dis aussi qu’il y a des coup de bâton en trop et pas assez d’injonctions pour que les manifestants-casseur présumés comprennent qu’ils doivent sortir. De même, les frapper à la sortie a peut être permis à quelques policiers de se défouler, mais ce n’était pas justifié. Alors l’expression “usage excessif de la force” aurait sans doute été plus poli que “violences policières”, le général Cavaillé l’a dit et je pense qu’un chef de groupe ou cdt de peloton d’un EGM l’aurait fait, ceux qui ont frappé longuement des manifestants non hostiles méritent d’être recadrés.

      • claude 34

        Bonsoir ;

        ” usage excessif de la force par des policiers ” = “violences policières ” , non ?

        Ce Colonel a parfaitement raison et je l’approuve .Fini la langue de bois !

  5. Moinet

    Impressionnant de bêtise incroyable de ne parler que de la violence de la police et la violence des manifestants on en parle quand ? L acide les escrements les pavés les coups de pieds à la tête sur des policiers ??????et je ne parle pas des milliers de personnes commerçantes entrepreneurs qui voient leur vie brisée !!!!! Je trouve que la police est trop douce en France ailleurs vous auriez prie des coups de feu !!! Honte aux gilets jaunes

  6. Didier GUERIAUD

    Il faut savoir parler clair, mais je ne m’exprime qu’à titre personnel n’appartenant plus à l’active (comme le général Cavalier…). Ce n’est pas l’institution “Police Nationale” qui est en cause, ni nos excellents collègues (et souvent amis) qui aiment profondément leur métier et le font très bien, mais en matière de maintien de l’ordre la problématique est différente. Le statut, mais surtout “l’esprit”militaire qui anime les gendarmes permet une meilleure cohésion, une vraie cohérence, une adhésion aux ordres et un respect des consignes. C’est souvent beaucoup plus difficile pour des policiers parfois divisés par leurs appartenances syndicales, leurs soucis de carrière et au sein desquels l’autorité hiérarchique est difficile à imposer, avec une grande disparité constatée entre différentes compagnies de CRS ou de corps urbains. Dans les rangs des escadrons de gendarmerie, il y a toujours un gradé proche, expérimenté et que l’on reconnait comme chef et que l’on écoute, j’ose même “à qui l’on obéit”. On voit trop depuis la mi-novembre des gestes de réactions démesurées de la part de policier isolés ou en petits groupes, agissant de leur propre fait, sans consignes immédiates précises et sans mouvements collectifs. A cet égard, le geste filmé à Besançon est particulièrement révélateur. Sous réserve des conclusions de l’enquête, ça semble être le geste violent d’énervement d’un policier isolé qui a “pris la haine”, ce qu’on peut comprendre et expliquer, mais sans doute pas excuser. Attention, je ne dis pas, et je pense que le colonel Di Méo non plus, que toutes les actions des gendarmes au maintien de l’ordre sont parfaites et exemptes de violences, mais la balance est trés déséquilibrée, en particulier en ce qui concerne l’utilisation du LBD et les blessures qu’elles ont entraînées. Après, il faut que nous restions solidaires. Pour moi, pas question de critiquer les FO “Police”, mais peut-être inviter les syndicats à une réflexion sur le renfort de la cohésion et la nécessaire adoption d’une cohérence hiérarchique dans l’exercice du MO.

  7. Certaines vérités ont du mal a être acceptées. Malheureusement, effectivement des violences policières ont été constatées. Elles n auraient pas dû se produire. Il s agissait de policiers, professionnels, qui auraient dû maîtriser leurs émotions dans des conditions plus que difficiles.

  8. Sebastien

    Bravo mon Colonel!

  9. jacques labadie

    je suis officier supérieur de la gendarmerie nationale et je soutiens totalement le colonel DI MEO Il est un colonel honnête et courageux qui ne dit que la vérité au sujet d’une question qui lui est posée et je lui rends hommage pour cela en saluant son sens de la justice et son honneur. J ‘espère qu’il ne va pas se faire sanctionner par sa hiérarchie sous la pression d’autorités ou d’organisations qui souhaitent dissimuler ces comportements individuels inacceptables qui salissent l’ensemble des forces de l’ordre. Il existe malheureusement nombre d’images et de videos montrant des actes de répression injustes et inacceptables de la part de certains membres de forces de l’ordre qui devraient, au contraire, montrer l’exemple et empêcher cette violence et cette injustice. Ce n’est pas en commettant de tels actes, puis, en tentant de les dissimuler, que les forces de l’ordre inspireront une totale confiance de la part des citoyens et démontreront leur profond attachement au respect des droits de l’homme et leur exemplarité sans faille….Il ne doit pas être reproché au Colonel DI MEO le non-respect du devoir de réserve…..en tant qu’expert, il livre son analyse sur une situation d’agression physique caractérisée et injustifiée à l’encontre de personnes non violentes ni dangereuses. Et son évaluation est juste. La grande famille “gendarmerie nationale” ne peut pas ne pas reconnaître qu’il a fait preuve de sincérité, d’honnêteté et qu’il est un militaire d’honneur dont les valeurs ne peuvent être remises en cause.

    • subsidiarité

      Ce colonel, est bien connu pour être un grand diseur plutôt qu’un grand faiseur. Lorsqu’il dirigeait le groupement II/2 de gendarmerie mobile de Mont-de-Marsan, une des unités qu’il commandait est impliquée en juillet 2014 dans une affaire de violence par dépositaire de l’autorité publique, aboutissant à la condamnation pénale de deux sous-officiers. A-t-il fait application à l’époque de l’article D 4122-2 du Code de la défense disposant :”Lorsqu’il exerce une autorité en tant que chef, le militaire : 1° Prend des décisions et les exprime par des ordres ; 2° Assume la responsabilité entière des ordres donnés et de leur exécution, cette responsabilité ne pouvant être dégagée par la responsabilité propre des subordonnés (…)”? Cf.https://www.youtube.com/watch?v=U9dz9KpZ2Gs.
      Un peu de pudeur de sa part et des commentaires extérieurs moins dithyrambiques à son endroit seraient bien venus…concernant cet officier qui, à l’époque, n’a strictement entamé aucune démarche disciplinaire à l’encontre du commandant d’escadron de gendarmerie mobile ayant conduit ce triste fiasco en matière d’intervention de maintien de l’ordre.

      • Naoned 46

        10 enquêtes IGGN
        199 enquêtes IGPN
        Alors qu’en matières d’effectifs sur le terrain la Gendarmerie a fourni plus proportionnellement que la Police
        Tout est dit et le colonel n’a pas tort
        Un vieux moblo fils de CRS

    • Daniel Chollet

      Est ce que la population de ma génération (1945) reconnaît “sa” Gendarmerie ? Ca c’est moins sûr !

  10. En passant

    Il lui était pourtant facile de se dégager de ce commentaire concernant l’action des CRS ou/ et policiers, en disant ne pas vouloir intervenir sur des faits commis par ces gens ne faisant pas partie de la gendarmerie mobile, la question étant éventuellement à poser aux responsables de la police.
    Ca s’appelle un manque de discernement, une toile, une bévue, une bavure en un mot une cagade qui n’ était pas trop difficile à éviter. Avec cette réponse je pense que la journaliste n’en demandait pas tant……….

  11. oustric henri

    Pourquoi ne pas parler du jeune tué par une grenade lancée par les gendarmes?
    Je n’ai pas souvenir de commentaires déplaisant de la part des policiers à ce sujet.
    Un peu de retenue mon colonel.

    • Barrier

      Ça remonte à quand votre “affaire” ? Je n’ai pas souvenir qu’il y ait eu des morts depuis le début de ce mouvement “social” car c’est bien de cela qu’on parle. Et votre “affaire” n’a-t-elle pas été jugée et donc un jugement rendu ? Si vous demandez de la retenue aux autres, faites preuve d’objectivité de votre côté ! Bonne journée.

  12. Sara

    Est il important dans un moment historique ou le peuple semble avoir perdu la confiance dans les institutions, face a des images qui ne laissent aucune doute qu il s’agit de violence gratuite, de préserver la crédibilité des institutions ou de protéger ses propres hommes (qui surement ont beaucoup d’atténuantes vu ce qu’ils ont vécu pendant toute la journée mais n’auraient pas du se comporter comme cela pour bien représenter l’institution)?

    “J’ai une grande confiance dans le peuple. Si on lui dit la vérité, on peut compter sur lui pour faire face à n’ importe quelle crise nationale. L’important est de lui présenter la réalité des faits.”
    Abraham Lincoln

  13. Tout cela va cesser. Dorénavant les personnels de la Police et de la gendarmerie en maintien de l’ordre seront équipés de PLUMEAUX…

  14. Pat 87

    Enfin un homme d’honneur qui simplement la vérité, au lieu pour certains de cautionner des sanctions il vaudrait mieux être du côté de cette homme, dans ma carrière de gendarme j’ai très peu connu d’homme comme lui. La guerre des polices existe encore et celà arrange les ‘hautes sphères ‘, j’ai connu celà avec l’affaire des irlandais de Vincennes pour démolir un homme, donc je pense qu’il faut être derrière des hommes qui défendent l’honneur et la sincérité de l’arme comme le fait si bien le Général d’armée Pierre De Villiers .Donc mes propos risquent d’être considérés comme des attaques pour certains mais sachez que je n’attaque personne mais je vois comment l’arme qu’est la Gendarmerie surtout la ‘Jaune’ (je suis un ancien GM) subit comme attaque donc de ce fait je suivrait cet homme d’honneur .

  15. Daniel Chollet

    Un peu marre de la guéguerre police/gendarmerie qui ne profite qu’aux délinquants , continuez !

  16. Michel

    Enfin un officier de Gendarmerie qui n’a pas la langue de bois ce qui lui vaudra sans aucun doute quelques problèmes. Je tiens à le saluer

  17. Daniel HERAUD

    Quand on est gendarme, fut-ce un spécialiste du Maintien et du Rétablissement de l’Ordre Public, il faut choisir son camp (celui de l’ordre) et ne pas envenimer une situation déjà explosive. Mes collègues de Compagnies Républicaines de Sécurité sont aussi des spécialistes. J’en ai vu d’autres, des donneurs de leçons, donner leurs statistiques et leurs impressions aux journalistes. J’imagine que d’autres encore se sont fait mousser auprès des Hautes Sphères en arguant d’une meilleure stratégie, meilleure organisation, de meilleurs moyens,etc… Il y en aura toujours, dans la Gendarmerie comme dans la Police d’ailleurs. J’aurais aimé que dès le départ alors que certains gendarmes soutenaient leurs collègues policiers qui ont été confrontés à une situation inédite, d’autres ne se répandent pas en commentaires présomptueux ou en propositions d’arrivistes de bas étage. Je connais l’Arme et je la respecte. J’y compte nombre d’amis. Mais depuis presque six mois, des avis, propos, commentaires, suggestions, comparaisons savamment présentées et largement relayés par l’Essor, et le plus possible de medias, contribuent, à l’instar de certains avocats ou politiques opportunistes, à jeter l’opprobre sur la Police, la Préfecture de Police et les C.R.S.(organisation du MO, compétence de la Préfecture de Police et ses cadres, utilisation et type de matériels utilisés pour le MO, fiabilité du renseignement préparatoire, chiffres des tirs, des saisines des inspections générales,etc…). Ce sont les mêmes qui alimentaient les polémiques sur la B.R.I. et le R.A.I.D. juste après les attentats. Ces positions hégémoniques et décontextuées, donc forcement prétentieuses, relèvent d’un autre siècle, celui de la mise en concurrence directe, sur le terrain et pour les mêmes missions, de deux ordres, l’un militaire, l’autre civil, pour affaiblir leurs pouvoirs jugées exorbitants et menaçants pour la démocratie . Les polémiques n’ont pas besoin de l’exploitation de certains militaires pour atteindre la police républicaine dans sa chair, rendre le pouvoir politique fébrile et contribuer à nourrir le chaos des mouvements revendicatifs violents qui renient toute République. Il est vrai que la hiérarchie policière a brillé par son absence à défendre non seulement l’honneur de leurs effectifs trainés dans la boue mais surtout la stratégie qu’ils avaient mise en place et qui, il faut le reconnaitre, a réussi. Imaginons le contraire, c’est à dire qu’un cadre de la Police commente sur BFMTV une action des collègues gendarmes mobiles ! Mais il est vrai que la Police, contrairement à la Gendarmerie, ne sait pas communiquer. La preuve : On envoie toujours les syndicalistes devant les caméras. L’humilité et la sagesse, donc la force voudraient que l’on ne fasse aucun commentaire sur un sujet que personne n’est capable de maitriser par le nombre de paramètres inconnus ou fluctuants qui le composent : Le sujet du maintien de l’ordre, ou plutot, cette fois-ci, du rétablissement de l’ordre public, et d’un niveau jamais atteint depuis des décénnies. Je soutiens le jeune lieutenant, Commandant du poste autoroutier qui a fait évacuer les locaux et je ne me demande même pas s’il aurait pu ou non défendre la place. Il était sur le terrain et il ne m’appartient nullement, à posteriori, de porter un jugement sur la décision qu’il a prise. Heureusement, je veux croire que, seule, une minorité de militaires se répand en litanies et colporte la vindicte moralisatrice des pseudo pacifistes qui font le jeu des émeutiers. Peut-être que quelques morts chez les manifestants auraient ouvert la porte d’une réforme des force mobiles que certains attendent avec impatience. Merci aux policiers et aux gendarmes qui ont encore une fois fait leur travail avec compétence et abnégation et se sont abstenus de pourrir encore plus la situation. Ne parlons pas des trains qui n’arrivent pas à l’heure. Certains déstabilisateurs professionnels s’en chargent déjà. Pour conclure (enfin), voici une question à poser à l’oral du prochain concours d’Officier de Gendarmerie : Le nombre de tirs de L.B.D. ou de G.L.I. lors d’une manifestation qui dégénère caractérise-t-il plus l’ampleur des agressions dont ont été victimes les forces de l’ordre ou l’incapacité pour ces mêmes forces de l’ordre d’utiliser un autre moyen plus approprié ?

    • Gd

      Très bon commentaire qui fait plaisir à lire.

      Je me permettrais de rajouter, au sujet des tirs de LBD :

      En tant que GD, même si proportionnellement notre maison à été plus sollicitée que la police, la majorité des gros incidents ont eu lieu en secteur police, avec certes des mobiles et crs, mais beaucoup de policiers de tous les jours.
      Je ne suis pas certain que dans notre bourgade, face à de tels affrontements, même avec mobiles et crs, nous nous en serions sortie en faisant beaucoup moins usage du LBD que nos confrères.

      Enfin au sujet des signalements IGGN IGPN, il y en a plus chez les policiers, pour les mêmes raisons que précédemment, en secteur police. Et je terminerais sur le fait que le monsieur lambda connaît plus l’igpn que l’iggn, alors s’il voit un membre des FdO faire quelque chose qui ne lui plaît pas, il ira plus facilement signaler l’igpn que l’iggn.

      Combien de fois on nous dit “vous les policiers” alors qu’il est écrit sur la voiture et le polo “gendarmerie”

      Fatigué de cette guéguèrre police gendarmerie alors que nous faisons le même travail face à des délinquants qui se foutent de POLICE ou GENDARMERIE.

  18. Barrier

    La vérité fait toujours mal à ceux qui sont concernés et les “syndicats” de police ne savent l’ouvrir que pour critiquer et cracher sur la Gendarmerie. Ils sont spécialistes de la polémique et savent bien en jouer…

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