vendredi 26 avril 2019
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Drapeaux d'associations d'anciens combattants lors d'une cérémonie aux Invalides Photo d’illustration DC /L’ESSOR)
Drapeaux d'associations d'anciens combattants lors d'une cérémonie aux Invalides Photo d’illustration DC /L’ESSOR)

Les militaires ayant servi en Algérie après les accords d’Evian auront droit à la carte du combattant

Les appelés et les engagés, qui ont servi en Algérie après les accords d”Evian entre juillet 1962 et juillet 1964, pourront désormais prétendre à la carte du combattant, a annoncé Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées.

Cette mesure, inscrite dans la la loi de finances 2018, était réclamée depuis des années par les associations d’anciens combattants et l’UNPRG. Elle devrait concerner de 23.000 à 24.0000 personnes qui ont servi au moins pendant 120 jours dans une unité. Son coût est estimé à 19 millions d’euros par an.

On estime que plus de 200.000 militaires, dont des gendarmes de la prévôté, ont été déployés dans l’Algérie indépendante pendant les deux ans qui ont suivi la signature des accords d’Evian. 535 furent tués pendant cette période.

“Parmi les injustices que le Président de la République s’était engagé à réparer lors de la campagne présidentielle figurait celle du traitement réservé aux militaires français présents en Algérie après la fin de la guerre”, relève Geneviève Darrieussecq dans son communiqué.

“Plusieurs dizaines de milliers de jeunes Français de l’époque furent en effet déployés dans ce pays entre les mois de juillet 1962 et de juillet 1964 à la suite des accords d’Evian. Ils n’ont jamais pu bénéficier de la carte du combattant et des avantages qui s’y attachent, comme peuvent la recevoir aujourd’hui ceux qui sont déployés hors du territoire national dès lors que la France agit dans le cadre de ses obligations internationales“.

“C’est pourquoi le Premier ministre, soucieux de respecter les engagements du Président de la République, a décidé de leur attribuer la carte du combattant dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019”.

“Cette décision, précise le communiqué, a été prise à l’issue d’une concertation approfondie menée par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de Florence Parly, ministre des Armées, avec les associations d’anciens combattants, comme elle s’y était engagée en 2017 r devant le Parlement et les représentants du monde combattant”.

Cette mesure, “jamais accordée par les gouvernements précédents, traduit la reconnaissance du gouvernement pour les anciens combattants présents en Algérie et plus largement le respect que le gouvernement tient à manifester envers tous ceux qui ont porté les armes au service de notre pays, de ses intérêts et de ses valeurs”.

Cette mesure fait également suite “à la décision qui a mis fin à l’inégalité dans le calcul des pensions selon qu’elles avaient été attribuées avant ou après 1962”.

L’obtention de la carte du combattant ouvre droit : à la retraite du combattant (actuellement 750 euros par an); au port de la croix du combattant; au titre de reconnaissance de la Nation; à la constitution d’une rente mutualiste majorée par l’Etat qui bénéficie d’avantages fiscaux; à une demi-part d’impôt sur le revenu à partir de 74 ans; à la qualité de ressortissant de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre; au privilège de recouvrir le cercueil d’un drapeau tricolore lors des obsèques.

PMG

L’UNPRG, très engagée sur ce dossier, satisfaite

L’UNPRG, l’Union nationale des personnels et retraités de la Gendarmerie notre partenaire, qui a oeuvré sans relâche depuis de nombreuses années pour l’adoption de cette mesure, se dit satisfaite. 

 

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8 Commentaires

  1. GENINA

    Même si cette décision semble tardive, j’apprécie que nos efforts faits à cette époque pour le retour des unités en France et en particulier , en ce qui me concerne le sauvetage de centaines de harkis , méritent bien que nous ayons enfin cette reconnaissance…

  2. Hennequin

    Bravo !

  3. bonin

    enfin bravo avec beaucoup de retard cela arrive juste récompense et reconnaissance pour tous ces garçons qui avaient répondu présent.

  4. Moi au 3GT

    Bonsoir ! Il reste encore ceux qui ont servi au-delà de 1964. Vous avez encore les appelés qui sont restés jusqu’en1967 où le sol algérien a été dépourvu de l’occupation de l’armée française ex : le site deReganne

    • TSCHARNKE, Daniel.

      Pourquoi juillet 1964 et pas juillet 1967. Ayant servi de Décembre 1964 à septembre 1965 au 3GT,
      à Reganne, je ne suis toujours pas concerné. Un seul mot à la mode: ” DISCRIMINATION. ”

      Cordialement.

      • Tringlot

        Tout à fait d’accord Daniel. Mais on y aura pas droit Notre régiment n’est plus considéré dans la zone d’occupation

      • vervoitte jean-claude

        Comme vous, à Colomb Béchar (au BPM) du 20 Juin 64 à Mai 65 pas concerné me semble t’il , j’ai écrit à la secrétaire d’état en lui précisant qu’après le 1er Juillet 64 étions encore des milliers sur le sol Algérien , et dans qu’elles conditions ? dur ! Je n’ai pas eu de réponse ! Cordialement

  5. Missler Charles Bernard

    Ne pas oublier qu’entre 1962 et 1964 entre 500 et 1000 soldats sont morts où ont disparu en Algérie . Aujourd’hui il est tout a fait normal que ceux qui ont servis la France en cette période troublée ,puissent se voir attribuer la carte d’anciens combattants .
    Un ancien du contingent.

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