vendredi 4 décembre 2020
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Calais
A Calais (Illustration /L'Essor).

Calais : deux associations critiquent le comportement de la police vis-à-vis des migrants

Deux associations calaisiennes d’aide aux migrants s’inquiètent de la manière dont les forces de l’ordre traiteraient les immigrés revenus dans la région, deux mois après le démantèlement de la “Jungle”, a-t-on appris lundi.

“Les vieux démons sembleraient refaire surface. Les migrants rencontrés (une quarantaine par jour) dénoncent régulièrement les mêmes faits inacceptables : chaussures dérobées, argent confisqué, façades de téléphones détériorées…”, alerte Jean-Claude Lenoir, président de Salam, dans une lettre ouverte adressée dimanche aux autorités.

“La police locale et les gendarmes sont plutôt corrects…”

Jean-Claude Lenoir, figure respectée et écoutée par l’État avant le démantèlement de la “Jungle”, achevé début novembre, rapporte qu’il y avait longtemps que “les migrants ne nous dénonçaient plus de tels actes” et estime qu'”un retour aux pratiques que nous croyions définitivement terminées serait inacceptable”. Il y a de nombreux “coups, injures, vols de chaussures ou d’argent, convoyages à 30 km de Calais pour laisser les migrants revenir à pied”, abonde auprès de l’AFP François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants. “La police locale et les gendarmes sont plutôt corrects, mais pas la police nationale et les CRS”, tonne-t-il.

L’association a rencontré récemment entre cinq et 20 migrants par jour dans le Calaisis, dont “beaucoup de retours de centres d’accueil et d’orientation (CAO), notamment les mineurs isolés”, selon François Guennoc. Dans un communiqué au ton virulent, Médecins sans frontières (MSF) avait dénoncé samedi “la systématisation des violences policières qui, ciblent les centaines de migrants parisiens en errance dans la capitale”.

Un centre parisien “de premier accueil” pour migrants a ouvert le 10 novembre. Plus de 2.200 hommes seuls y ont été hébergés depuis, pour une durée de cinq à dix jours, mais il affiche complet.

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