samedi 26 septembre 2020
Accueil / Société / Enquête pour détournement de biens publics : un “non-sujet” pour Brice Hortefeux (actualisée)
Illustration (SD/L'Essor).

Enquête pour détournement de biens publics : un “non-sujet” pour Brice Hortefeux (actualisée)

L’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, visé par une enquête préliminaire pour détournement de biens publics, a affirmé mercredi que “c’est un non-sujet, ridicule”, dénonçant des allégations “injustes et infondées”.

“C’est un non-sujet, ridicule, qui puise son origine dans un écho paru il y a un peu plus d’un mois, un écho inexact, dans un hebdomadaire”, a réagi Brice Hortefeux sur LCI. “Dans un souci de vérité, j’avais pris l’initiative d’adresser dès le 4 décembre un courrier au procureur de la République lui apportant toutes les précisions nécessaires pour démontrer le côté injuste et infondé de ces allégations”, a-t-il poursuivi.

“Maintenant il y a une procédure, c’est une procédure mécanique, et qu’elle poursuive son cours, et çà sera très bien”, a-t-il ajouté, assurant qu’“il n’y a naturellement aucun reproche de malversation financière”.

L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique de la Police judiciaire de Paris, a précisé une source judiciaire , confirmant une information de TF1 et LCI.

Elle intervient à la suite d’une plainte déposée par l’association anti-corruption Anticor concernant l’utilisation faite par Brice Hortefeux des moyens de sécurité mis à sa disposition par le Service de la protection (SDLP) de la Police nationale.

Anticor avait décidé de saisir la justice après des informations publiées par Le Point. Selon l’hebdomadaire, un agent détaché auprès de Brice Hortefeux a déclaré en septembre 387 heures de travail, le double du temps normalement effectué. Et il aurait affirmé avoir conduit, outre l’ancien ministre, plusieurs membres de sa famille dont sa mère et son épouse, alors qu’il n’est censé servir que Brice Hortefeux.

“C’est très bien qu’une enquête soit ouverte pour préciser les missions du service de protection des personnalités. Dans le cas de M. Hortefeux, c’est symbolique car il s’était engagé à recadrer l’utilisation de ce service lorsqu’il était ministre, après un rapport critique de la cour des comptes”, a réagi auprès de l’AFP Jean-Christophe Picard, président d’Anticor.

AFP

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *