jeudi 21 février 2019
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Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, a proposé que les clandestins qui coopéreraient avec la police pour démanteler des filières d'immigration illégale puissent "témoigner sous X" pour éviter des représailles, dans une interview diffusée mardi par la chaîne TV5 Monde.

Besson propose aux clandestins de témoigner sous X

Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a proposé que les clandestins qui coopéreraient avec la police pour démanteler des filières d’immigration illégale puissent “témoigner sous X” pour éviter des représailles, dans une interview diffusée mardi par la chaîne TV5 Monde.

“L’histoire est simple : vous avez des passeurs qui profitent de la crédulité d’un certain nombre de personnes, leur disent +venez en France+, leur promettent l’Eldorado, les enferment dans la domesticité privée, dans des ateliers clandestins, et ces hommes ou ces femmes se retrouvent de véritables esclaves victimes d’une véritable traite humaine”, a affirmé M. Besson.

“Aujourd’hui, s’ils se rendent à la gendarmerie ou au commissariat de police, ils peuvent très bien avoir peur qu’on les reconduise à la frontière puisque c’est la loi : ils sont victimes, mais ils sont sans papiers, ils sont clandestins”, a-t-il ajouté.

“Ce que je leur propose, c’est de sortir de leur cave, de coopérer avec la police, éventuellement avec un témoignage sous X s’ils ne peuvent pas ou ne sont pas en situation de dénoncer, de porter plainte eux-mêmes”, a expliqué le ministre, qui a signé le 5 février une circulaire en ce sens.

“On a donné un délai de 30 jours aux clandestins victimes de ces abus et de cette traite pour leur donner le temps de réfléchir au fait qu’ils voulaient coopérer avec la police ou non, on leur propose de témoigner sous X pour celles et ceux qui ne voudraient pas”, a-t-il souligné, interrogé sur les propos de la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, Rama Yade, qui l’avait exhorté à assurer la sécurité de ceux qui accepteraient ce type de coopération. “Evidemment qu’il s’agit d’une dénonciation”, a reconnu M. Besson, récusant le terme de “délation” utilisé par les détracteurs de sa circulaire. “La délation, ç’aurait été quoi? L’horreur absolue que personne ne suggère : proposer à des clandestins de dénoncer d’autres clandestins. Là, je parle de victimes, il faut bien appeler les choses par leur nom”, a-t-il estimé.

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