lundi 23 novembre 2020
Accueil / Société / Attentats : les Français approuvent les mesures annoncées par Hollande
policiers et gendarmes à Rouen
Illustration (S.D/L'Essor).

Attentats : les Français approuvent les mesures annoncées par Hollande

La quasi-totalité des Français approuvent les mesures annoncées par François Hollande après les attentats du 13 novembre et ont confiance dans les forces de l’ordre pour lutter contre le terrorisme, selon un sondage BVA-Orange-iTÉLÉ publié samedi.

Selon ce sondage, 94% des Français interrogés déclarent avoir confiance dans les forces de police et de gendarmerie pour lutter contre le terrorisme (+7 points depuis avril), dont 60% “tout à fait confiance”, et 93% ont confiance dans l’armée française (+5 points), qui connaît d’ailleurs un afflux de candidatures depuis les attentats.

En outre, 87% des Français font confiance aux services de renseignement français (+4 points).

Le gouvernement fait moins recette : un peu moins d’un Français sur deux (49%) lui accorde sa confiance dans la lutte antiterroriste. Quant au chef de l’Etat, malgré une hausse de sept points depuis avril, seuls 46% lui font confiance.

Les personnes interrogées approuvent toutefois très majoritairement les mesures annoncées par le président Hollande. Plus de neuf Français sur dix sont favorables à la création de plusieurs milliers de postes dans la police, la gendarmerie, les douanes et la justice, à l’extension de la déchéance de la nationalité aux binationaux nés Français en cas de condamnation pour des actes de terrorisme et à la mise en place d’un visa et d’une assignation à résidence pour les Français revenant de Syrie.

La déchéance de la nationalité est la mesure qui recueille la plus forte adhésion (97% des sympathisants de droite, 83% des sympathisants de gauche).

Plus de huit sondés sur dix (82%) sont favorables à l’intervention militaire de la France en Syrie contre l’organisation jihadiste Etat islamique, 27 points de plus qu’en mai dernier.

Les Français sont moins unanimes à approuver la réforme de la Constitution visant à instaurer un “régime civil de crise” afin d’agir “contre le terrorisme de guerre”, mais 78% d’entre eux s’y déclarent toutefois favorables.

Enfin, l’hypothèse d’un retour du service militaire obligatoire est clivante: 60% des sondés y sont favorables, 70% des sympathisants de droite approuvant cette idée contre 45% seulement des sympathisants de gauche.

Pour les Français les priorités du gouvernement doivent être la lutte contre la propagande jihadiste et la radicalisation, la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme international.

Sondage réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.088 Français recrutés par téléphone puis interrogés par internet les 18 et 19 novembre 2015.

Crowdfunding campaign banner

Un commentaire

  1. FRANCESCHI

    POUR UN CONSEIL DE L’IDJMA (Consistoire de l’Islam)

    Les attentats de Paris du 13 novembre 2015 ont, de manière salutaire, engendré me semble-t-il un réveil des consciences. D’une part on assiste à un retour sensible à des valeurs républicaines et patriotiques dans notre pays, ce qui est réconfortant (afflux des candidatures pour les forces de sécurité intérieure et les forces armées, reprise de la marseillaise dans de nombreuses manifestations sportives ou artistiques, etc) et à un discours de certains intellectuels, musulmans ou non, prônant de plus en plus la nécessité pour les musulmans de France d’agir, aux côtés des pouvoirs publics, afin de combattre la radicalisation d’une partie des leurs. En d’autres termes, il leur est recommandé d’agir afin d’affermir leur appartenance à la communauté nationale, sans équivoque.
    Ce discours, déjà entendu auparavant , n’est pas contredit autant qu’il l’était jusqu’à présent, notamment par les autorités religieuses, ce qui laisse à penser que les mentalités évoluent. Cette nécessité de l’interrogation de la communauté musulmane sur les initiatives à prendre afin de s’exonérer et se démarquer des crimes commis au nom de l’islam par les terroristes djihadistes sera de plus en plus aiguës au fur et à mesure que la situation sécuritaire se dégradera, ce qui est malheureusement très probable.
    La nouvelle instance de dialogue avec l’islam mise en oeuvre par le gouvernement a été chargée d’examiner des sujets prédéterminés et limités : la sécurité des lieux de culte, la prévention et la répression des actes anti-musulmans, la formation civile des imams, l’organisation des aumôneries ou la valorisation des œuvres sociales, culturelles et éducatives de l’islam. Ce programme n’est plus à la hauteur des enjeux actuels, dont le principal est d’éviter un affrontement entre communautés.

    POURQUOI UN CONSEIL DE L’IDJMA , CONSITOIRE DE L’ISLAM

    Même si comparaison n’est pas raison et si on ne peut comparer la place des juifs au début du XIXème siècle en France à celle des musulmans aujourd’hui dans notre Pays, on ne peut s’empêcher de réfléchir au parallélisme des formes avec les dispositions arrêtées par Napoléon entre 1806 et 1808 ayant abouti à la création du consistoire juif. Je suis favorable à une telle initiative qui me semble aller à la fois dans le sens de l’histoire et correspondre à la nécessité de la situation actuelle de l’Islam dans notre pays.

    L’Idjma est la troisième source du droit musulman après le Coran et la Sunna. L’institution est coranique. Elle puise son fondement dans le verset IV-115 duquel on déduit que tout ce qui a l’approbation générale des adeptes de l’islam est donc juste et doit être obligatoirement reconnu. Un hadith est même plus précis « Ma communauté ne tombera jamais d’accord sur une erreur »
    Se libérer d’une lecture étroite du Coran est également possible par le verset II-256 qui stipule que « Nulle contrainte en religion. Dès lors, il semble concevable de dépoussiérer l’interprétation du Coran en laissant de côté ce qui n’est pas compatible avec la République.

    Je propose ainsi que la nouvelle instance de dialogue soit transformée en « Conseil de l’Idjma » et d’élargir le périmètre des sujets à examiner afin d’arriver à une charte entre l’Islam et l’Etat, partagée par le plus grand nombre de musulmans. Il faudra alors déterminer son niveau de contrainte ou de recommandation et passer par la loi si nécessaire. L’objectif est la recherche d’une véritable adaptation moderne de l’Islam à la République et à la culture française, à la laïcité et au refus du communautarisme, en réservant l’exercice de ce culte à l’espace privé, sans envahissement de l’espace public et politique.

    Ce « Conseil de l’Idjma, pourrait être composé du CFCM actuel ou rénové, d’intellectuels musulmans de la société civile, d’islamologues reconnus, d’imams et d’associations musulmanes se revendiquant laïques. Il serait responsable par la suite de l’organisation du culte musulman en France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.