mardi 24 novembre 2020
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Paris, le 14 novembre. Dans la rue de Faidherbe, des policiers sécurisent la zone à proximité du croisement avec la rue de Charonne où un attentat a eu lieu la veille au soir. Photo: M. GUYOT/ESSOR
Paris, le 14 novembre. Dans la rue de Faidherbe, des policiers sécurisent la zone à proximité du croisement avec la rue de Charonne où un attentat a eu lieu la veille au soir. Photo: M. GUYOT/ESSOR

Attentats : le dispositif de sécurité mis en place par le gouvernement

Gares sous surveillance, policiers, gendarmes, démineurs, pompiers et armée sur le pont… le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a exposé samedi le dispositif pour faire face aux attentats: “Toutes nos forces de sécurité sont mobilisées.”

Dès vendredi soir, “l’ensemble des services de police” de Paris et des départements limitrophes “ont été mobilisés en région parisienne”, avec le recours à 5,5 compagnies de CRS supplémentaires. Les contrôles aux frontières ont été rétablis, avec 61 principaux points de passage autorisés strictement contrôlés. Les autorités ont demandé aux partenaires européens d'”intensifier les contrôles des passagers voyageant vers la France en train ou par avion” et de les aider pour le contrôle routier des frontières.

Les gares RER, frontalières ou internationales, sont aussi sous surveillance, tout comme les ports et les axes routiers, notamment les autoroutes. De plus, 230 gendarmes en renfort “ont été mis à la disposition de la préfecture de police (de Paris) et deux sections du GIGN sont pré-positionnées”, a détaillé le ministre.

  Quant aux armées, elles “ont dégagé 1.000 militaires supplémentaires,essentiellement en Ile-de-France, qui patrouilleront dans Paris dans les prochains jours” en renfort de l’opération Sentinelle, a-t-il ajouté. Il s’agit de 300 parachutistes de Carcassonne qui arriveront en région parisienne par avion et de 700 autres soldats qui gagneront la capitale par la route, a précisé le colonel Benoît Brulon, lors d’un point-presse à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle. “Ca ne veut pas dire que c’est la limite de ce qui sera engagé, mais c’est ce qui est à l’heure actuelle planifié”, a-t-il dit. En tout 3.000 militaires supplémentaires seront déployés d’ici mardi selon l’Elysée.

 Les renforts s’ajoutent “aux 30.000 policiers, gendarmes et militaires engagés depuis plusieurs mois à la protection de 5.000 lieux sensibles sur l’ensemble du territoire, dans le cadre du plan Vigipirate”, a-t-il rappelé.

  Pour leur part, “450 sapeurs-pompiers de Paris ont été mobilisés au cours de la nuit et des renforts venus d’autres départements sont à disposition si nécessaire”, selon le ministre.

  Les effectifs issus de 28 centres de déminage “sont prêts à intervenir en cas de besoin”. M. Cazeneuve a évoqué 15.000 personnels “formés à la gestion des risques chimiques” et “5.000 autres formés à la gestion des risques radiologiques” et d’une “bombe sale”.

 Compte tenu de l’état d’urgence instauré dans la nuit, une cellule interministérielle de crise siège depuis vendredi 21H00 à l’Hôtel de Beauvau sans discontinuer, tandis qu’un état-major opérationnel se réunit deux fois par jour “pour piloter l’ensemble du dispositif relevant de la compétence du ministère de l’Intérieur”.

  En vertu de l’état d’urgence, les préfets peuvent “instaurer un couvre-feu dans les secteurs de leurs départements de compétence qui leur paraîtraient exposés à des risques importants de troubles à l’ordre public”, a-t-il souligné.

  Ils peuvent aussi ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boisson, ainsi qu’interdire toute manifestation de nature à représenter un risque pour les participants. Les manifestations ont été interdites sur la voie publique à Paris et les départements limitrophes jusqu’à jeudi.

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Un commentaire

  1. FRANCESCHI

    Depuis près d’un an maintenant dans ces colonnes et ailleurs, je dénonce l’angélisme de nos dirigeants devant la menace terroriste djihadiste et l’absence de prise de mesures adaptées à la guerre qui nous a été déclarée, mesures que je propose et qui ressortent du simple bon sens et du principe constitutionnel de précaution que l’on brandit à tout va dans d’autres domaines.

    Et ce matin, j’ai vraiment mal, pour les victimes, mal de ne pas avoir été entendu même si d’autres plumes et d’autres voix se font entendre dans le même sens peu à peu. Oui, Hollande, Valls, Cazeneuve sont collectivement responsables de ce qui vient de se passer à Paris faute de n’avoir pas pris toutes les mesures pour l’éviter et ils seront comptables devant le peuple de ce qui s’est passé et de ce qui se passera dans l’avenir, tant qu’ils ne réagiront pas. Je m’explique.

    Que l’on ne me dise pas que ces événements étaient inévitables, que l’on nous avait cyniquement prévenus que cela pouvait et allait arriver, que l’Etat fait tout ce qu’il faut pour essayer de l’éviter et faire face à la menace.

    Tout d’abord, le montage de cette opération kamikaze a nécessité des moyens logistiques et un réseau qui s’est longuement préparé dans le plus grand secret. Au delà de l’échec de nos services de renseignement qui font du mieux qu’ils peuvent avec les moyens qu’on leur donne, il est évident que l’on fait trop reposer la seule responsabilité de cette guerre sur ces services. Toutes les forces n’ont pas donné ou trop tard et je pense évidemment aux moyens militaires notamment à l’extérieur du territoire, mais pas seulement.

    D’autre part, d’où que viennent les terroristes, qu’ils soient « migrants » récemment arrivés, qu’ils soient français ou étrangers résidents en France de retour de Syrie ou d’ailleurs après leur djihad armé, ou qu’ils aient été empêchés de partir par notre propre législation antiterroriste et donc agit sur notre territoire, cela prouve l’échec complet de notre politique antiterroriste y compris de notre politique étrangère en Syrie depuis trois ans et l’aveuglement anti-Assad de notre président ayant empêché notre engagement armé au sein de la coalition.

    Alors, puisque depuis janvier 2015 nous sommes en guerre, je vais ici le redire une fois de plus, il est impératif d’inverser complètement notre politique, c’est à dire : interner administrativement sur notre territoire les individus considérés comme les plus dangereux et fiché « S », laisser partir les candidats djihadistes et qu’ils sachent que nous allons chercher à les éliminer sur place par nos bombardements et nos autres moyens militaires, et enfin prendre toutes les mesures afin qu’ils ne puissent pas revenir libres de leurs mouvements sur le territoire national dans tous les cas de figure.

    Si nous ne prenons pas ces mesures, des drames comme celui de Paris vont continuer, peut-être encore en pires. J’espère que d’autres voix vont s’élever avec la mienne et que nous allons arrêter avec la politique basée sur la victimisation de ces criminels. J’espère aussi que nous n’allons pas créer les centres de de réinsertion des djihadistes de retour au pays comme l’a promis Mr Valls pour la fin de l’année, éradiquer le salafisme dans notre pays et bien sûr arrêter cette folle politique d’accueil de migrants que nous allons disséminer sur tout le territoire et dont certains nous préparent les bombes futures. L’Etat islamique nous a prévenu sur ce point et en général il fait ce qu’il dit.

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