dimanche 19 mai 2019
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Tribunal de grande instance de Paris. (Illustration/MG/L'Essor).

Attentat en Isère : Yassin Sahli, le principal suspect, mis en examen pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste »

Yassin Sahli, qui a avoué l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a été mis en examen mardi par un juge antiterroriste puis placé en détention.

Ce père de famille de 35 ans, originaire du Doubs, est mis en cause avec les chefs d’ « assassinat en relation avec une entreprise terroriste », « séquestration en vue de préparer ou de faciliter la commission du crime d’assassinat, destruction ou dégradation par l’effet d’une substance explosive, incendiaire ou de nature à créer un danger pour les personnes » et « violences volontaires sur personnes chargées d’une mission de service public ».

Yassin Sahli a réfuté “toute religiosité” et “acte terroriste”

Lors de sa garde à vue, ce chauffeur livreur de 35 ans a reconnu avoir décapité son patron, Hervé Cornara, gérant d’une société de livraison à Chassieu (Rhône), avant de se lancer dans un attentat suicide. Une explosion avait blessé légèrement deux personnes vendredi matin dans l’usine de gaz industriel Air Products de Saint-Quentin-Fallavier, à une quarantaine de km au sud-est de Lyon. La tête de la victime avait été retrouvée accrochée à un grillage d’enceinte de l’usine, entourée de drapeaux recouverts d’inscriptions en arabe.

Les premières explications du suspect n’ont pas convaincu le procureur de Paris François Molins. L’auteur des faits, qui a réfuté « toute religiosité » et « acte terroriste », a « refusé de s’exprimer sur la mise en scène de la tête décapitée », a précisé le magistrat. Le mis en cause assure n’en avoir aucun souvenir, pas plus que l’envoi de photos, s’abritant « derrière une prétendue amnésie » selon François Molins.

Des liens avec un Français parti en Syrie 

L’exploitation du téléphone portable de Yassin Sahli, par les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a révélé qu’il avait envoyé deux photos de la scène de décapitation. L’une d’elles est un « selfie », un autoportrait macabre pris à côté de la tête et envoyé à un certain Sébastien Younès V. Le procureur de Paris a confirmé que le suspect était « visiblement régulièrement en relation » avec ce Français parti en Syrie.

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Photo d'illustration (Crédit photo: John Liu / Flickr).

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