mercredi 28 octobre 2020
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Echauffourées à Athis-Mons en 2010 : prison ferme requise

Le parquet d’Evry a requis des peines de prison allant jusqu’à six mois ferme contre des jeunes impliqués dans des échauffourées avec des policiers à Athis-Mons (Essonne) en 2010. La décision sera rendue le 20 mars.

Les faits remontent à juin 2010 lorsque des policiers avaient tenté de contrôler une mini-moto conduite par un enfant de huit ans, qui circulait à vive allure dans un jardin d’une cité d’Athis-Mons. Le contrôle avait rapidement dégénéré en émeute: plusieurs véhicules de police avaient été caillassés et les policiers, encerclés par une trentaine de jeunes, avaient fait usage de gaz lacrymogènes et de flash-balls.

“Les policiers n’avaient d’autre choix que de recourir à la force”, a affirmé la procureure dans son réquisitoire. “Ils se sont retrouvés face à un groupe hostile avec jets de pierres. L’usage des gaz lacrymogènes était donc justifié”, a-t-elle ajouté.

Elle a notamment requis cinq mois d’emprisonnement ferme contre une jeune femme accusée d’être à l’origine des débordements, en appelant les jeunes à faire front contre les policiers, et d’avoir mordu l’un d’eux à la cuisse, ce qu’elle nie. “Je n’ai rien compris. J’ai vu les voitures de police arriver et ça a commencé à caillasser de partout”, a déclaré cette mère au foyer lors de l’audience, qui s’est déroulée dans un climat apaisé.

Deux mois ferme ont été requis contre le propriétaire de la mini-moto, un ancien champion de boxe thaï qui purge actuellement sept ans de prison dans une affaire de trafic de stupéfiants, et son frère. Ils sont accusés d’avoir bousculé des policiers quand ceux-ci ont tenté de saisir la moto. La procureure a également recommandé quatre à six mois de prison ferme contre quatre autres personnes, qui n’étaient pas présentes à l’audience, accusées d’avoir jeté des pierres contre les véhicules de police.

Lors de l’audience, les débats se sont concentrés entre autres sur l’existence d’un téléphone portable que l’une des prévenues, qui accuse les policiers de violences, aurait utilisé pour filmer et qui aurait mystérieusement disparu lors de sa garde à vue. “Ce téléphone aurait pu être un élément extrêmement important dans la recherche de la vérité. Au lieu de cela, on a la parole des uns contre celle des autres”, a regretté l’un des avocats de la défense.

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