dimanche 17 février 2019
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Le président Emmanuel Macron a salué « l’immense courage » de l’officier de Gendarmerie qui a « accepté de mourir pour sauver une vie (Crédit:MG/L'Essor)
Le président Emmanuel Macron a salué « l’immense courage » de l’officier de Gendarmerie qui a « accepté de mourir pour sauver une vie (Crédit:MG/L'Essor)

Arnaud Beltrame raconté par Pierre-Marie Giraud

L'ouvrage de Pierre-Marie Giraud sur Arnaud Beltrame (Crédit photo:DR).
L’ouvrage de Pierre-Marie Giraud sur Arnaud Beltrame (Crédit photo:DR).

Pierre-Marie Giraud, conseiller de notre rédaction, était sans doute le mieux placé et le plus qualifié des journalistes pour écrire, six mois seulement après les faits, la vérité, toute la vérité, sur l’attaque terroriste qui s’est déroulée au super U de Trèbes, dans l’Aude, le 23 mars 2018, qui a fait cinq morts, dont le meurtrier-preneur d’otage Radouane Lakdim, et surtout, celle du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, commandant adjoint du groupement de l’Aude à Carcassonne, qui s’est offert en otage au lieu et place de Julie, accomplissant ainsi une acte d’un héroïsme insensé, digne des plus belles pages de la Gendarmerie et des armées françaises.

Avec la précision d’un journaliste formé à l’école de l’Agence France-Presse, faite de minutie et de vérifications, Pierre-Marie raconte en détails les événements de cette triste journée : les situations, les personnes sur le terrain, les consignes, les procédures. On est, avec lui, rétrospectivement, dans les coulisses d’une opération anti-terroriste comme les hommes d’élite de la Gendarmerie en ont déjà connu. Sans doute faible d’esprit, le terroriste de ce jour-là n’est pas un surhomme. Mais il a en face de lui, bientôt sous le feu du propre pistolet du gendarme, et de son couteau, un soldat hors du commun.

Enquête journalistique

Pour bien cerner la personnalité d’Arnaud Beltrame, Pierre-Marie Giraud a mené l’enquête. Il a vu et parlé à tout le monde : les amis d’Arnaud, ses camarades, ses chefs, ses copains, … Comme toujours, quand on fouille profond, on traverse différentes couches d’éléments dont toute personnalité humaine est faite.

Car celui qui est devenu pour longtemps un héros et un exemple, a d’abord été un homme, avec ses qualités, reconnues par tous, et ses défauts, en tous cas ses échecs personnels. Tous les témoignages l’attestent : Arnaud Beltrame avait la passion de servir les autres. Il avait choisi la Gendarmerie pour le faire. Et il l’a bien fait. L’opérationnel était son élément. Le courage, son carburant. Et la volonté expliquait son charisme.

Pierre-Marie Giraud ne laisse rien dans l’ombre. Pas même la question ultime : “devait-il se livrer comme otage  ?” ( page 97 et suivantes). Lors de futures et possibles prises d’otage, un commandant d’unité devra-t-il suivre son exemple ? La réponse est évidemment négative. L’ordre sera toujours de neutraliser le terroriste, même au péril de sa vie, mais pas de se livrer en otage.

Bravoure

Nous avons donc ici à faire à un acte de bravoure individuel. Comme tous ces héros qui jalonne notre histoire et qui ont offert leur vie pour sauver leurs frères. Il y a du martyre chrétien dans le mystère du sacrifice du colonel Beltrame. C’était un homme profondément humaniste, qui fait honneur à la franc-maçonnerie où il avait été initié ; et qui, comme chrétien redevenu pratiquant, a sans doute voulu marcher dans les pas du Christ !

La Gendarmerie Nationale peut être fière d’avoir compter dans ses rangs un colonel Beltrame. Me permettra-t-on d’ajouter que l’Essor de la Gendarmerie Nationale, journal d’expression de toute la communauté des gendarmes, est fier de compter parmi ses collaborateurs, conseiller de notre rédaction, un journaliste comme Pierre-Marie Giraud ? D’autres ouvrages paraitront sur le colonel Beltrame. Tant mieux ! Que mille livres honorent à jamais sa mémoire ! Celui de Pierre-Marie sera, j’en suis sur, le plus précis et le plus honnête.

Alain Dumait, directeur de l’Essor de la Gendarmerie.

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