mardi 13 avril 2021
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Au centre, Assa Traoré (Photo: Facebook).
Au centre, Assa Traoré (Photo: Facebook).

Après la condamnation d’Assa Traoré, le comité Adama joue la provocation

Après la condamnation d’Assa Traoré pour atteinte à la présomption d’innocence de trois gendarmes, ses soutiens en ont aussitôt remis une couche. Un triste épisode qui devrait être suivi d’une nouvelle plainte des gendarmes mis en cause.

La guérilla que mènent les proches d’Adama Traoré sur les réseaux sociaux, en parallèle de l’information judiciaire ouverte sur la mort de ce jeune homme en juillet 2016 dans l’enceinte de la caserne de Persan, dans le Val-d’Oise, deux heures environ après son interpellation, est montée d’un cran depuis deux jours.

La réplique à la condamnation d’Assa Traoré, à la suite de la publication de deux posts Facebook sur la page “La vérité pour Adama”, qui mettaient directement et nommément en cause les trois gendarmes ayant procédé à l’arrestation de son frère Adama Traoré, ne s’est en effet pas fait attendre. Sommée de faire figurer pendant 15 jours la décision judiciaire sur la page Facebook, Assa Traoré a visiblement choisi de jouer la provocation.

Après les posts d’Assa Traoré, un nouveau communiqué ciblant les gendarmes

En guise de publication de cette décision de justice, le Comité Adama a en effet fait paraître un communiqué ciblant à nouveau les gendarmes mis en cause. Mais, cette fois, les rédacteurs semblent avoir retenu la leçon. Ils s’emploient en effet à ne pas accuser directement les militaires. Mais établissent le lien entre leur “intervention” et le décès d’Adama Traoré.

“Les expertises concluent noir sur blanc que sans l’intervention des policiers (sic), Adama ne serait pas mort”, expliquent-ils notamment. Adama Traoré est donc “mort entre les mains des gendarmes” – plus précisément, selon l’enquête judiciaire, dans les bras des sapeurs-pompiers venus lui porter assistance à la demande des gendarmes. Et de citer à deux reprises, et en capitales, les noms des trois militaires.

Ces derniers, au terme d’une démonstration digne des meilleurs sophistes, deviennent des “agresseurs”. “Doit-on comprendre que personne désormais ne pourra plus nommer clairement ses agresseurs pour dénoncer des crimes?”. “La vérité, poursuit le communiqué, c’est qu’Assa Traoré est visée de manière particulière, parce qu’elle est à l’origine d’un vaste et historique mouvement citoyen, qui effraie les institutions racistes”.

Lire aussi: Assa Traoré condamnée pour atteinte à la présomption d’innocence de trois gendarmes

Les accusations renouvelées sur twitter

Sur les réseaux sociaux, d’autres internautes n’ont pas pris les précautions du comité Adama. Ainsi cet internaute cite nommément sur twitter les trois gendarmes, en écrivant qu’ils ont tué Adama Traoré. Une affirmation, on vient de le voir, mensongère. Pour l’instant, la justice peine à établir les raisons de la mort du jeune homme. D’autres internautes ont eux pris la défense des gendarmes, notamment en signalant à la plateforme Pharos les tweets.

Contacté, l’un des avocats de deux des gendarmes mis en cause, Rodolphe Bosselut a indiqué à L’Essor envisager un futur dépôt de plainte contre “ce lynchage médiatique”. L’avocat est en train d’étudier les pistes juridiques possibles pour faire cesser ce véritable “harcèlement” qui vise les militaires.

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3 Commentaires

  1. Desbois

    A force de jouer avec le feu, on ne peut que se bruler.
    L’attitude de ce comité de soutien est inacceptable, bafouant lui-même la loi.
    Je soutiens pleinement les forces de l’ordre.

  2. DRAILLET

    Ils veulent quoi exactement le beurre, l’argent du beurre et en prime la fermière !!!!!!!!!!!!!

  3. Rigal

    Force reste à la loi.
    Soutien sans failles aux gendarmes et policiers dans l’ exercice de leur (difficile) métier.

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