mardi 11 mai 2021
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Après le succès des deux premiers tomes des aventures de David Mohery, un tueur à gages imaginé par Anthony Ryo, gendarme dans l’Eure, un troisième volet est prévu pour 2021 (Photo: DR).
Après le succès des deux premiers tomes des aventures de David Mohery, un tueur à gages imaginé par Anthony Ryo, gendarme dans l’Eure, un troisième volet est prévu pour 2021 (Photo: DR).

Anthony Ryo : le gendarme et le tueur à gages

Anthony Ryo écrivait de la poésie lorsqu’il était au lycée. Il a renoué, il y a trois ans, avec son “vieil amour” : l’écriture. Mais sa prose a, depuis, donné naissance à un assassin.

Tout est parti d’une discussion lors d’une soirée entre amis, il y a une vingtaine d’années. Chacun avait dû imaginer quel métier il aurait pu faire dans une autre vie. “J’ai choisi le pendant du métier de gendarme : tueur à gages“, se souvient Anthony Ryo.

Marié et père de trois enfants, ce Breton de 44 ans commande aujourd’hui la brigade de Gendarmerie de Saint-Georges-du-Vièvre, près de Pont-Audemer (Eure). Un quotidien chargé, duquel il a ressenti le besoin de s’évader. “Courir tout le temps, c’est bien, mais il faut savoir respirer et prendre du temps pour soi.”

Il s’est remis à écrire en se basant sur ce personnage

C’est ainsi qu’il s’est remis à écrire, en se basant sur ce personnage qu’il avait imaginé vingt ans plus tôt. Bilan de cet essai: 150 pages. “J’ai donc continué”, raconte-t-il. Onze mois plus tard, en janvier 2019, son premier livre voit le jour. Dans Ne réveillez pas la bête qui sommeille en moi, l’anti-héros David Mohery opte ainsi pour la voie du crime, alors qu’il aspirait à rejoindre les forces de l’ordre (tiens donc)…

Moins d’un an plus tard, en décembre, le deuxième tome de la série est publié. “Il ne m’aura fallu que six mois pour écrire le deuxième volume, confie l’auteur. Les bases étaient posées.” Des fondations construites aussi grâce à ses connaissances professionnelles. “Mon travail m’a aidé, c’est sûr. Par exemple, après son premier crime, David pense à effacer ses traces.” Attention, l’adjudant-chef prévient toutefois que son roman n’est pas un manuel du parfait tueur. “Je ne vais jamais au bout de l’explication. Je ne dévoile pas tous les détails de l’investigation.”

Sur tous les fronts

Anthony Ryo reste avant tout gendarme. Un engagement qui ne lui laisse que peu de temps libre. “Le plus dur, c’est d’écrire en parallèle du service. Je n’ai pas le temps le soir ou pendant mes repos.” C’est donc essentiellement lors de ses permissions qu’il rédige. D’ail-leurs, si l’on peut penser que, pour un auteur, le confinement est une période propice à l’écriture, cela n’a de toute évidence pas été le cas pour lui. “Je n’ai pas eu le temps d’écrire la moindre ligne ! J’ai besoin de calme et de temps pour cela, et trois enfants à la maison, ça n’aide pas”, conclut-il, le sourire dans la voix.

Outre ses missions familiales, il avoue être très sollicité professionnellement. Contrôles routiers pour s’assurer du respect des mesures de confinement, interventions sur des violences intra-familiales qui explosent, tout comme les atteintes aux personnes… L’adjudant-chef est donc sur tous les fronts.

Lire aussi: De la traque des criminels à l’écriture et à la musique, le parcours iconoclaste du gendarme Eric Emeraux

Dans une indiscrétion, il confie travailler à l’écriture d’une nouvelle série. Bien que toujours romancée, celle-ci portera sur un univers totalement différent, mêlant sciences et catastrophe. Imaginée avant la crise du coronavirus, l’histoire évoque “un virus un peu particulier, avec une diffusion mondiale, et des héros qui le combattent et cherchent à trouver une solution”. La crise sanitaire pourrait donc avoir eu quelques effets positifs, en lui offrant des détails et précisions pour poser les bases de son futur roman.

LP

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