samedi 19 septembre 2020
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Palais de justice de Clermont-Ferrand (Photo S.D/L'Essor).
Palais de justice de Clermont-Ferrand (Photo S.D/L'Essor).

Enlèvement de Vincente à Clermont-Ferrand : l’enquête se poursuit dans le Sud-Ouest

Version actualisée 

Les recherches pour retrouver Vicente, cinq ans et demi, enlevé mercredi à Clermont-Ferrand, se poursuivaient vendredi matin dans le Sud-Ouest, où le père ravisseur de l’enfant a des attaches familiales, a-t-on appris vendredi matin auprès du parquet.

Le père ravisseur Jason Lopez “a des attaches dans un grand quart Sud-Ouest de la France. Il est certain que l’enquête est particulièrement importante dans cette zone-là, autour de Bordeaux, Toulouse et de l’Hérault. Car il est plus simple pour lui de se réfugier dans des zones où il est connu“, a déclaré le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Eric Maillaud.

Le père de l’enfant, Jason Lopez, est un détenu en fuite, faisant partie d’un médiatique clan de gens du voyage, connu pour ses provocations et vidéos sur internet, tout en muscles et en insultes. Mercredi, vers 14H00, le ravisseur a fait irruption “à toute vitesse” en voiture dans le camp où vivent son ex-compagne et ses deux enfants, situé dans le quartier du Brézet à Clermont-Ferrand, sur le parking d’une entreprise désaffectée.

Il s’est garé devant la caravane, le petit venait juste de sortir et était en train de pisser. Il l’a chopé par le bras et il l’a mis dans la voiture. Il disait : +Bougez pas, bougez pas. Appelez pas les gendarmes+. Je me suis approchée quand même de lui, il m’a mis un coup dans le visage avec l’arme à la main“, a déclaré dans la matinée la mère de Vicente, Dolorès Lopes (bien Lopes) aux journalistes. “Le petit pleurait tellement, il était tellement terrorisé. Il se demandait ce qu’il lui arrivait“, a détaillé la mère devant la caméra de M6. L’enlèvement de Vicente survient dans un contexte de “conflit parental très violent” et qui dure depuis longtemps, concernant la garde des deux enfants du couple, selon le parquet.

“L’alerte, pas une baguette magique”

Condamné à de multiples reprises par la justice, le père kidnappeur, âgé de 28 ans, est considéré comme “un homme violent” par les enquêteurs. Il avait déjà fait parler de lui en s’échappant à deux reprises de détention. Puis, moins d’un mois après sa dernière évasion, le fugitif s’était fait tirer dessus à Saint-Yorre (Allier), tirs pour lesquels son ex-beau-père et ses trois fils ont été mis en examen pour “tentative d’assassinat” et placés en détention, à l’exception du plus jeune des enfants, mineur. “Il y a une inquiétude à se demander si la famille de la mère de l’enfant ne mène pas sa propre enquête pour faire justice soi-même“, a souligné M. Maillaud, qui évoque “une opposition entre deux clans“.

Dispositif Alerte enlèvement (Document Ministère de la Justice).
Dispositif Alerte enlèvement (Document Ministère de la Justice).

 

Au total, plus de 1300 témoignages ont été recueillis par la police judiciaire, via le numéro d’appel 197. Mais “en fin de journée, ceux-ci semblaient de moins en moins utiles aux enquêteurs“, a précisé le procureur. “On ne peut pas dire que ce soit un échec. Le dispositif alerte enlèvement n’est pas une baguette magique, ce n’est qu’un appel à témoins renforcé. Réussir à chaque fois n’est pas possible statistiquement“, souligne encore Eric Maillaud, précisant qu’il est toujours possible d’appeler le 17 pour apporter de nouveaux témoignages.

En 2009, la jeune Elise avait été enlevée à Arles (Bouches-du-Rhône) par sa mère et deux hommes qui l’accompagnaient, originaires de Russie. Elle avait été retrouvée trois semaines plus tard en Hongrie, après que l’alerte enlèvement ait été levée.

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