lundi 30 novembre 2020
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Photo d'illustration : palais de justice d'Alençon
Photo d'illustration (S.D L'Essor).

Agression sexuelle : huit mois de prison avec sursis requis contre l’ex-chef de la police municipale de Vincennes

Le tribunal correctionnel de Créteil a requis huit mois de prison avec sursis contre l’ancien chef de la police municipale de Vincennes (Val-de-Marne), accusé d’avoir agressé sexuellement une de ses subalternes.

Les faits présumés remontent à décembre 2009, jour du repas de Noël dans les locaux de la police municipale.

Selon les déclarations de la victime, après ce déjeuner bien arrosé, alors qu’elle souhaitait se changer à la fin de son service, le chef de la police l’aurait suivie jusque dans les vestiaires, lui aurait “tapoté” les fesses avant de la saisir par les hanches.

Propos graveleux et des mains baladeuses

“Juste un petit coup, personne ne le saura”, lui aurait-il-dit en essayant de l’embrasser. Elle portera plainte trois jours plus tard.

Des témoignages recueillis lors de l’enquête mettront en lumière que le prévenu semble un habitué des propos graveleux et des mains baladeuses. Une réunion avait d’ailleurs déjà été organisée pour évoquer son attitude et au moins une collègue avait demandé sa mutation à la suite d'”agissements”.

Des “affabulations” selon la défense du prévenu, 58 ans, qui nie la totalité des faits. Pour Me Sivane Seniak, l’avocate de la victime, “c’est un dossier symptomatique du parcours du combattant pour les femmes après avoir porté plainte pour violences”.

Décision attendue le 21 février

Décrite par certains collègues comme “menteuse”, “aguicheuse”, “aimant provoquer les hommes”, la jeune femme a vu son évolution de carrière ralentie à la suite de sa plainte et d’une mutation. “Aujourd’hui en 2017, quand une femme porte plainte pour violences, il pèse sur elle de la suspicion”, a regretté Me Seniak.

La procureure a mis en avant un “faisceau d’indices” contre le prévenu, qui s’est montré souvent confus sur la chronologie des faits. Ses réquisitions sont un “avertissement solennel”, a-t-elle déclaré. La décision sera rendue le 21 février.

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