mercredi 28 octobre 2020
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Affaire Cahuzac : l’Intérieur réfute toute “enquête parallèle”

Le ministère de l’Intérieur a réfuté mercredi avoir initié “toute enquête parallèle” de la Police sur des comptes bancaires détenus à l’étranger par l’ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac. “Jamais le ministre de l’Intérieur Manuel Valls n’a donné de telles instructions. Toute conception contraire relève d’un autre temps et de pratiques révolues”, affirme-t-on place Beauvau.

“En aucun cas, il n’y a eu d’enquête parallèle, ni avant, ni pendant celle menée depuis le 8 janvier 2013 sous la direction du procureur de la République de Paris par les services de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ): division nationale d’investigations financières et fiscales (DNIFF) et sous-direction de la police technique et scientifique (SDPTS)”, selon le communiqué de l’Intérieur.

“Par ailleurs, de telles investigations ne relèvent nullement des missions des services de renseignement”, ajoute le ministère dans ce communiqué destiné à répondre à “certaines allégations relatives à l’intervention des services de Police dans l’enquête” sur Jérôme Cahuzac.

Le ministère relève “que les conclusions de l’analyse de l’enregistrement par la police technique, rendue le 19 mars par les officiers de Police judiciaire, ont été immédiatement transmises à la justice, qui a décidé de l’ouverture d’une information judiciaire”. Cette expertise concluait que Jérôme Cahuzac était sans doute l’homme qui parlait sur un enregistrement très compromettant pour la défense du ministre du Budget qui avait démissionné le jour même du gouvernement.

Devant les députés PS, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a également affirmé mercredi que “personne n'(était) intervenu dans l’enquête préliminaire” et qu’il n’y avait pas eu “d’officine” ou “d’enquête parallèle”, selon les tweets de participants. Le 8 janvier 2013, plus d’un mois après les révélations de Mediapart sur le compte suisse de Jérôme Cahuzac, le parquet de Paris avait diligenté une enquête préliminaire pour “blanchiment de fraude fiscale”. Le 19 mars, il avait décidé de désigner des juges financiers pour enquêter dans le cadre d’une information judiciaire. Avant les fêtes de fin d’année, des informations avaient circulé faisant état de vérifications discrètes effectuées par des services de Police, hors de tout cadre judiciaire, et dont le résultat, qui aurait été transmis à l’Intérieur, tendait à accréditer la thèse de l’existence d’un compte non déclaré de Jérôme Cahuzac en Suisse.

Interrogées les 20 et 21 décembre 2012, des sources gouvernementales avaient alors déjà démenti auprès de l’AFP ces informations.

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