mercredi 20 mars 2019
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Tribunal de Grande Instance de Paris (Photo Matthieu Guyot)
Tribunal de Grande Instance de Paris (Photo Matthieu Guyot)

Le procès du “Mur des cons” se tiendra en décembre 2018

L’ancienne présidente du Syndicat de la magistrature (SM) sera jugée du 4 au 7 décembre 2018 à Paris “injures publiques” dans l’affaire du “Mur des cons”, a décidé mardi le tribunal correctionnel. La question juridique du caractère public ou non de ce trombinoscope devrait être au cœur des débats devant le tribunal, tout comme la question de la prescription des faits.
Révélée fin avril 2013 par le site internet Atlantico, qui avait obtenu les images par un journaliste de France 3, l’existence de ce panneau situé à l’intérieur des locaux du SM, sur lequel étaient collées les portraits de nombreuses personnalités, surtout de droite, avait déclenché un tollé. Parmi les personnalités affichées sur ce mur, figurait le général Philippe Schmitt ( 2 e me section), père d’Anne-Lorraine Schmitt, jeune fille originaire de Nancy assassinée en 2007 dans le RER D, en région parisienne, par un récidiviste remis en liberté. Anne-Lorraine Schmitt se destinait à devenir journaliste de défense et un prix créé par l’association des journalistes de la défense ( AJD) porte son nom.
Il y a douze plaignants, dont le maire de Béziers Robert Ménard, des élus UMP et le Front national.  Ces derniers en avaient profité pour relancer le débat sur l’indépendance des magistrats. Des juges et avocats avaient pour leur part dénoncé une instrumentalisation de l’affaire. Parmi les politiques figurant sur ce trombinoscope, Brice Hortefeux, Nadine Morano ou Christine Boutin. Mais le panneau épinglait aussi des magistrats, comme Philippe Courroye, des éditorialistes ou les intellectuels Alain Minc et Jacques Attali.
Le SM s’était défendu, qualifiant le mur de “défouloir” et regrettant des images captées à son insu “dans un lieu privé (…) qui n’est pas accessible au public“. Visée par douze plaintes, Françoise Martres avait été mise en examen pour “injures publiques” dans autant de dossiers. La juge d’instruction avait ordonné son renvoi devant le tribunal, mais le parquet de Paris, qui avait requis un non-lieu, avait fait appel, portant l’affaire devant la chambre de l’instruction. Celle-ci avait confirmé la décision du juge d’instruction.

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