L'Essor

250 appels malveillants aux gendarmes : six mois de prison avec sursis

Illustration (SD/L'Essor).

Rancune contre les gendarmes, déséquilibre psychiatrique, état alcoolique, jeu d’ado… Les appels malveillants restent un classique. Dernier en date, les 250 appels passés à des gendarmes de la Vienne qui ont valu six mois de prison avec sursis à un quadragénaire.

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Le tribunal correctionnel d’Angoulême a condamné mercredi un quadragénaire pour 250 appels malveillants aux gendarmes de Loudun et de Châtellerault (Vienne). Cet angoumoisin de 45 ans a écopé de six mois de prison avec sursis probatoire.

250 appels de mars à décembre 2020

Les 250 appels malveillants ont eu lieu de mars à décembre 2020. Mi-décembre, l’homme se retrouve finalement placé en garde à vue. Il venait cette fois-ci de menacé de venir faire sauter la gendarmerie de Loudun.
A la barre, il a raconté en vouloir à un gendarme de la brigade qui l’avait contrôlé en état d’ivresse au volant en juillet 2012.

500 euros pour préjudice moral au gendarme visé

Suite à ce contrôle, son permis avait été annulé, ce qui l’a empêché de trouver un emploi, a-t-il expliqué au tribunal. Depuis, il ruminait cet épisode, sur fond de problèmes d’alcool. “Le seul moyen de calmer cette angoisse, c’est de passer ces coups de fil…“, a fait valoir son avocate Annabelle Bouttin. Le psychiatre a estimé qu’il était “accessible à une sanction pénale“.

Déjà condamné à plusieurs reprises, il a donc pris six mois de prison avec sursis. Il devra également se soigner et verser 500 euros pour préjudice moral au gendarme importuné.

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Les appels malveillants peuvent valoir à leurs auteurs un an de prison et 15.000 euros d’amende. Les tribunaux prononcent généralement des peines de prison avec sursis et souvent des obligations de soins.

PMG

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