mardi 20 août 2019
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Jean-Marc Bailleul (Crédit photo: capture d'écran Sénat).
Jean-Marc Bailleul (Crédit photo: capture d'écran Sénat).

Un syndicat de police demande la liste des experts de la réserve de la Gendarmerie

Les réserves de la Gendarmerie se retrouvent dans le viseur d’une organisation syndicale policière après l’affaire Benalla. Le syndicat des cadres de la sécurité intérieur (SCSI-CFDT), par la voix de son secrétaire général Jean-Marc Bailleul, auditionné ce mardi 24 juillet par la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, a demandé des précisions sur le sujet des spécialistes de la réserve dont été membre Alexandre Benalla, le chargé de mission de l’Elysée suspecté de violences contre des manifestants le 1er mai dernier.

Lire aussi sur L’Essor : Affaire Benalla : le directeur général réconforte les réservistes et envisage des sanctions

“Dysfonctionnements” au ministère de l’Intérieur, embauche d’un conseiller sécurité opérationnel doublonnant le groupe de sécurité de la présidence de la République, ou encore un “deux poids deux mesures” après des violences, lors de la manifestation du 1er-Mai, qui auraient pour un gardien de la paix débouché “immédiatement sur une procédure” : autant de sujets mis sur la table par Jean-Marc Bailleul. Puis, sans transition, l’officier s’est attardé sur le sujet des réserves de la Gendarmerie.

“Comment a-t-on pu nommer ce monsieur au grade de lieutenant-colonel ?, s’interroge le policier. Ce n’est pas insignifiant. Et au titre d’expert. Mais expert en quoi ? A 26 ans, on est expert de quoi dans le domaine de la sécurité présidentielle alors qu’on a des collègues qui doivent avoir plusieurs années d’expérience” pour être sélectionnés dans les services de sécurité de la présidence.

L’officier demande enfin la “transparence” sur la présumée liste des 74 spécialistes de la réserve opérationnelle. (1) “Nous savons très bien de qui elle est composée, mais il y a une opacité depuis plusieurs années sur cette question”, ajoute Jean-Marc Bailleul, assurant avoir déjà saisi, en vain, sur cette question la Cada, la haute autorité de la transparence de la vie publique et le ministre de l’Intérieur. Le syndicaliste qui a déjà demandé à de nombreuses reprises la présumée liste des réservistes citoyens,  a toutefois souligné son intérêt pour la réserve opérationnelle de la Gendarmerie. “Nous prônons qu’une réserve opérationnelle de ce type puisse exister dans la Police nationale parce que ce sont des citoyens qui donnent de leur temps”, a-t-il indiqué.

G.T.

(1) Selon une source contactée par L’Essor,  les noms des réservistes opérationnels employés comme experts ne peuvent pas être rendus publics car certains d’entre eux, linguistes, interprètes, experts, travaillent sur des missions judiciaires, ou pour des unités comme le GIGN où l’anonymat doit être respecté.

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Un commentaire

  1. Hirondelle

    Voici quelques années en arrière les syndicats de police et les policiers eux-mêmes ne voulaient pas d’une réserve opérationnelle à l’image de celle de la gendarmerie.
    Apparemment les cerveaux ne sont pas fermés et leur vision évolue à l’image de l’adage ”Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’avis”. (Lol)

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