dimanche 9 août 2020
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Des réservistes en formation au camp de Beynes (Yvelines). (Photo: JMT/L'Essor)
Des réservistes en formation au camp de Beynes (Yvelines). (Photo: JMT/L'Essor)

Reprise de la formation des futurs réservistes de la Gendarmerie (Revu et complété)

Après une suspension en raison de la crise sanitaire, l’été siffle l’heure de la reprise pour la formation des futurs réservistes de la Gendarmerie. C’est par exemple le cas au camp de la Frileuse de Beynes, dans les Yvelines, sous l’autorité de la RGIF, où le général Olivier Kim, patron des réserves de l’Arme, a rendu visite, mercredi 29 juillet 2020, à une centaine de recrues potentielles.

Très loin des albums de vacances, 120 futurs réservistes de la région Ile-de-France peaufinent ici leurs gammes depuis cinq jours. Objectif: devenir opérationnels et être déployés sur le terrain. Et “pour certains d’entre eux, ce sera dès la fin de leur stage de 15 jours”, précise le général de division Olivier Kim, en charge des réserves de la Gendarmerie depuis deux ans. Une composante que le directeur général lui a demandé de faire évoluer tambour battant pour qu’elle apporte encore plus à l’Arme.

“Le DGGN évoque souvent les 130.000 gendarmes, dont les 30.000 réservistes”, poursuit le général, comme pour rappeler qu’à part le statut, rien ne distingue ensuite un réserviste d’un gendarme d’active.

Maximiser ces 15 jours de formation

15 jours, cela peut sembler peu pour intégrer toutes les données nécessaires à leurs premières activités. Mais pour le général Kim, ce n’est pas tant la durée qui compte que le soin et la “bienveillance” apportée par les instructeurs (venus de l’active, ici de la Garde républicaine et de la mobile) et les cadres (des réservistes).

Béri et Cédric, deux futurs réservistes de la Gendarmerie actuellement en formation au camp de Beynes (Yvelines). (Photo: JMT/L'Essor)
Béri et Cédric, deux futurs réservistes de la Gendarmerie actuellement en formation au camp de Beynes (Yvelines). (Photo: JMT/L’Essor)

Le faible temps disponible est maximisé. “Lever à 5h30, coucher… tard”, dit Béri, 23 ans, qui pense déjà à son utilisation opérationnelle en Ile-de-France. Peut-être dans les Yvelines, son département d’origine. La jeune femme vient de terminer des études de ressources humaines, et pour elle, la Gendarmerie, c’était assez naturel. Pas de marqueur familial avoué, mais déjà des interactions, dans ses études et concours, avec les forces de sécurité intérieure, après avoir découvert le droit public. Ici, elle a aussi découvert une nouvelle “cohésion” et un “esprit d’équipe”.

Cédric, 39 ans, connaît déjà une bonne partie de tout cela par cœur. Depuis sept ans, il est chef d’équipe au GPSR, le service de la sécurité des voyageurs de la RATP (qui exploite bus, métros et certains RER en Ile-de-France). Il est aussi préparateur physique à ses heures. Les armes ne le rebutent évidemment pas. En service, il porte un XDM-9 d’origine Croate, une arme semi-automatique de 9mm acquise il y a trois ans. Lui vise un emploi dans la Seine-et-Marne, où il habite, et ses instructeurs ne lui ont déjà pas caché sa possibilité d’intégrer un peloton de surveillance et d’intervention (Psig), vu le niveau qu’il détient déjà.

Lire aussi: Sécuriser des bureaux de poste, une nouvelle mission pour les réservistes

La réserve “par envie de servir”

Le général Olivier Kim, commandant des réserves de la Gendarmerie, à la rencontre des réservistes en formation au camp de Beynes (Yvelines). (Photo: JMT/L'Essor)
Le général Olivier Kim, commandant des réserves de la Gendarmerie, à la rencontre des réservistes en formation au camp de Beynes (Yvelines). (Photo: JMT/L’Essor)

La réserve paie, mais, explique Olivier Kim, le réserviste tient son poste, à raison de 15 à 20 jours par an, “non pas pour les euros, mais par envie de servir”. Il est vrai que c’est aussi un cercle relationnel, qui peut vous faire progresser professionnellement. La référence de la Gendarmerie sur un CV, représente une vraie valeur. Et contrairement à ce qu’on peut parfois croiser dans le privé, vous n’êtes pas jugé sur votre sexe, votre origine géographique ou ethnique, mais seulement sur l’effet produit sur la sécurité des Français. Et évidemment le respect des consignes. Cette promotion compte d’ailleurs 40% de femmes!

Côté soldes, pas de quoi s’enrichir en effet, avec une cinquantaine d’euros pour la journée pour un gendarme adjoint et 150 à 180 pour les gradés. Une alchimie qui fonctionne, en tout état de cause, la réserve de la Gendarmerie reste la première pourvoyeuse de la Garde nationale.

(Un lecteur attentif – membre de la RO1, affecté au GGD77 – nous signale que les chiffres précis, pour un militaire célibataire, sans enfant à charge, sont le site officiel du recrutement des réservistes de la Gendarmerie et vont de 53 à 183€/par. jour)

 

Jean-Marc Tanguy

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Un commentaire

  1. GUYOMARCH

    Dommage de ne pas avoir précisé que certe pmg est organisée de A à Z par la RGIF comme chaque année.

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