mardi 4 août 2020
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Un soldat au cours d'un exercice de cyber-défense, aux Etats-Unis (crédit photo: Un soldat au cours d'un exercice de cyber-défense, aux Etats-Unis (crédit photo: Coast Guard Academy).
Un soldat au cours d'un exercice de cyber-défense, aux Etats-Unis (crédit photo/Coast Guard Academy).

La réserve citoyenne de cyberdéfense cherche un nouveau souffle

La réserve citoyenne cyber va faire sa mue. Le commandement de la cyberdéfense, la Gendarmerie et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) travaillent à une nouvelle organisation territoriale de cette réserve. “Nous sommes en train de réviser en profondeur les missions et la gouvernance de la réserve citoyenne de cyberdéfense”, vient de détailler le général Olivier Bonnet de Paillerets, le commandant de la cyberdéfense, devant les députés de l’Assemblée nationale, le 27 février.

La réserve citoyenne cyber est actuellement composée de 150 réservistes, des bénévoles censés apporter leur expertise sur ce sujet. Créée en 2012, elle a été suivie par la création d’une réserve opérationnelle en 2016. Et alors que cette dernière est censée monter très vite en puissance, la réserve citoyenne de cyberdéfense cherche elle un nouveau souffle.

Motivation des réservistes

“Actuellement, celle-ci est utilisée pour réaliser des actions de sensibilisation à la cyberdéfense et de communication et les besoins du ministère, détaille Olivier Bonnet de Paillerets. Or, pour vous dire les choses franchement, ce n’est pas ainsi que l’on motive des réservistes, qui veulent travailler pour une structure opérationnelle.”

Exemple avec cette personne, restée aux portes de la réserve citoyenne, qui exprime, sous couvert d’anonymat, sa déception:

“Nous nous sommes énormément investis et plus rien : pas de suivi, pas de retour, pas de pilote sur les sujets que nous avions initiés.”

Pour mieux motiver les réservistes citoyens de cyberdéfense, le général a quelques idées. D’abord, repenser son organisation territoriale, en créant des gouvernances locales dans treize régions, en y associant à chaque fois les trois parents de la réserve citoyenne, l’Anssi, le Comcyber et la Gendarmerie.

Ensuite, ces relais locaux doivent permettre à la réserve de s’inscrire “davantage dans le tempo des besoins” de ces trois organisations, ajoute Olivier Bonnet de Paillerets. Le général souhaite “rapprocher cette réserve des besoins quotidiens du comcyber, y compris sur le plan opérationnel”.

In fine, l’objectif de ce haut gradé est de rapprocher les deux réserves cyber pour créer un seul vivier – les autorités espèrent 4.500 réservistes à l’horizon 2019. “Il ne me paraît pas sain de créer un fonctionnement à deux vitesses, explique-t-il. J’ai besoin d’une partie de leur expertise et je ne voudrais pas que des problèmes de statuts ou de dénomination de missions m’interdisent d’utiliser l’une ou l’autre.” 

Gabriel Thierry

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Un commentaire

  1. Lundi 12 novembre 2018,18h30-20h30, dans le grand amphi de Télécom ParisTech, rue Barrault Paris 13e, la DGGN, le ComCyber et l’ANSSI nous présenteront cette nouvelle réserve d’emploi.

    Cet évènement est gratuit et ouvert à toutes et tous ceux qui demanderont leur inscription. Nous avons à notre disposition l’amphi Thévenin de 300 places.

    Les demandes d’inscription peuvent se faire par mail à avec les mots “Inscription 12/11”. Evènement gratuit, dans le cadre des “Lundi de l’IE” du Medef Hauts-de-Seine à Télécom ParisTech.

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