vendredi 22 février 2019
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Alexandre Benalla interpellant violemment un manifestant, le 1er mai 2018, sur la place de la Contrescarpe (5e arrondissement) (photo : capture d'écran de la chaîne YouTube/T.Bouhafs)
Alexandre Benalla interpellant violemment un manifestant, le 1er mai 2018, sur la place de la Contrescarpe (5e arrondissement) (photo : capture d'écran de la chaîne YouTube/T.Bouhafs)

Alexandre Benalla met en avant ses états de service de gendarme de réserve dans une étrange interview

Viendra, viendra pas… Après quelques jours d’hésitation, Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de l’Elysée, s’est rendu à l’évidence. Il ne pourra pas échapper à la convocation de la commission d’enquête du Sénat. Un refus de se présenter est en effet punissable de deux ans d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende.

L’ancien protégé d’Emmanuel Macron s’explique sur cette valse-hésitation dans une surprenante interview accordée à France inter. Surtout, il donne des indications sur sa ligne de défense dans cette affaire ouverte pour “violences par personne chargée d’une mission de service public ”, “usurpation de fonctions” et “usurpation de signes réservés à l’autorité publique”.

Les sénateurs de la commission d’enquête ? Ce seraient des “petites personnes”, “qui n’ont aucun droit et aucun respect pour la République française et la démocratie”. Et après avoir qualifié le président de cette commission, le sénateur (LR) de le Manche Philippe Bas, de “petit marquis”, Alexandre Benalla se justifie… en invoquant son passé de gendarme réserviste, comme l’avait déjà fait précédemment son camarade Vincent Crase.

Lire aussi sur L’Essor : Affaire Benalla : Vincent Crase se défend en invoquant son “ADN de gendarme” de réserve

“Moi j’ai servi l’uniforme pendant neuf ans, madame, explique-t-il à la journaliste de France inter. J’étais avec un uniforme de gendarme, réserviste, certes, j’ai fait 290 jours de réserve. J’ai interpellé plusieurs personnes qui étaient auteurs de délits, de crimes, flagrants, etc. (…) Moi, j’ai des comptes à rendre à la justice française. Le Sénat français, qui bafoue les règles constitutionnelles de notre pays, très sincèrement, je vous le dis franchement, j’ai aucun respect pour eux.”

Une ligne de défense agressive, à la limite de l’outrance, qui devrait, encore une fois, faire grincer des dents du côté des gendarmes. Alexandre Benalla a connu une promotion éclair en passant du grade de brigadier, dans la réserve opérationnelle, à celui de lieutenant-colonel en tant que spécialiste de cette même réserve opérationnelle. Une ascension dure à digérer pour de nombreux gendarmes réservistes obligés de patienter de longues années pour leur promotion.

Lire aussi sur L’Essor : Alexandre Benalla, un réserviste opérationnel passé de brigadier à lieutenant-colonel : explications (actualisé avec note de la direction aux réservistes)

G.T.

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Un commentaire

  1. flashlook

    tous les militaires de la gendarmerie nationale, se sont sentis bafoués floués , et ont eu honte du comportement de ce personnage digne d’une mauvaise BD, et en sus quand qu ils ont appris que ce dernier avait été nommé au grade de “”” lieutenant – colonel “de GN (meme si de réserve ) ,sans avoir jamais fait aucune école de formation sous – off ou d’ officiers GN, alors qu une majorité des personnels gendarmes passeront toute leur carrière sans aucune nomination a un grade supérieur.

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