lundi 23 juillet 2018
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Présentation de la police de sécurité du quotidien (Crédit photo:MG/L'Essor).
8 février. Présentation de la police de sécurité du quotidien. Gérard Collomb était entouré de la colonelle Florence Guillaume, commandant du groupement de l’Ain, et de la commissaire divisionnaire Laetitia Philippon, DDSP de la Dordogne, du préfet de police de Paris, du DGPN er du DGGN. (Crédit photo/ MG/L'Essor).

PSQ : les Républicains regrettent la fin de la politique du chiffre

Le secrétaire général délégué des Républicains, Geoffroy Didier, a estimé lundi que “la fin de la politique du chiffre, c’est la fin de la politique du résultat“, en référence à une annonce de Gérard Collomb lors du lancement de la police de la sécurité du quotidien.

Sur la police de sécurité du quotidien (PSQ), le gouvernement est en train de faire preuve d’une très grande naïveté“, a considéré celui qui est chargé du porte-parolat chez LR, lundi, lors d’un point presse au siège du parti. Il a évoqué un “retour au symbole du laxisme qui a été celui sous le gouvernement Jospin“, en référence à l’ancienne police de proximité.


Lorsque (le ministre de l’Intérieur) Gérard Collomb s’est exprimé pour dire : C’est la fin de la politique du chiffre, qu’est-ce que cela signifie ?“, a-t-il interrogé. “Tout cela signifie la fin de la politique du résultat.” Le ministre de l’Intérieur avait proclamé “la fin de la politique du chiffre“, jeudi, lors de la présentation de la PSQ, réforme promise par le candidat Macron après la retentissante “affaire Théo” et la grogne inédite dans la Police, qui promet notamment davantage de moyens dans des quartiers difficiles et un “nouvel état d’esprit” qui se veut plus proche de la population.

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Gérard Collomb a également proposé “que ce soient les Français qui évaluent leur police, pas uniquement des séries statistiques“, notamment via des enquêtes de satisfaction. “On ne doit pas chercher à être sympa mais être ferme face aux trafics qui gangrènent les quartiers, face aux délinquants qui défient la République et qui contournent ou qui violent allègrement la loi“, a fustigé Geoffroy Didier, selon qui “le rôle de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, ce n’est pas de chercher à être sympathique, c’est surtout d’être ferme et d’arrêter le délinquant ou le criminel“.

Une autre porte-parole des Républicains, Laurence Saillet, a pour sa part déploré qu'”en 2018, le budget de la Police ne sera augmenté que de moins de 1% et le budget de la Gendarmerie sera diminué de 0,44%“. “Derrière un saupoudrage et une pseudo-réforme qui ne va rien (changer), Emmanuel Macron ne prend absolument pas en compte le durcissement de la criminalité“, a-t-elle encore déploré.

Avec AFP 

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