jeudi 1 octobre 2020
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Manoeuvres avec le bouclier au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier en Dordogne. Photo d'illustration M.G/L'Essor).
Manoeuvres avec le bouclier au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier en Dordogne. Photo d'illustration M.G/L'Essor).

La zad évacuée et gardée par les gendarmes : le nettoyage commence

Le site du projet de barrage de Sivens dans le Tarn, d’où une quarantaine de zadistes ont été expulsés vendredi, est gardé samedi par un important dispositif de gendarmes. Le nettoyage de la zone a commencé. Après seize mois d’occupation, il est prévu plusieurs semaines pour remettre le site en état.

Parallèlement, une trentaine de zadistes et sympathisants ont installé vendredi soir un campement sur une grande place de la ville de Gaillac distante de 15 kilomètres environ, a-t-on appris auprès des forces de l’ordre.

Sur leur site “Tant qu’il y aura des bouilles !”, ils appellent à une assemblée générale samedi en début d’après-midi. Sur le site évacué après 16 mois d’occupation, un imposant ballet de camions-benne a commencé samedi matin. Les véhicules chargent palettes de bois et morceaux de métal récoltés sur la zad. Près de la “métairie neuve” un bâtiment du conseil général dont les zadistes avaient fait un quartier général, un tractopelle et un camion-grue chargent des débris divers dans de grandes bennes. Un peu plus loin les engins des entreprises de travaux publics démantèlent des cabanes installées dans les arbres ainsi qu’un mirador.

Les barricades, qui parsemaient la “zone à défendre”, ont été dégagées, quelques véhicules que les anciens occupants n’ont pu récupérer restent sur les bas-côté ou dans la boue. “Il faudra un mois pour tout dégager”, estime le salarié d’une entreprise.

La presse peut circuler sur le site, à l’exception des bois où une enquête judiciaire est en cours pour vérifier si des pièges n’y ont pas été placés, lorsque les occupants voulaient se prémunir contre les incursions, en particulier des agriculteurs pro-barrage.

Près de 200 agriculteurs avaient fait le blocus de la zad toute la semaine pour exiger l’expulsion immédiate des occupants. Ils ont levé leurs barrages vendredi à la mi-journée lorsque l’intervention des forces de l’ordre a débuté.

Aucun agriculteur n’était visible aux abords du site samedi matin.

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