samedi 31 octobre 2020
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Miguel Duquenet, un gitan condamné à deux ans de prison en mars dernier, 20 mois après la mort de son cousin à un barrage de gendarmerie et les violences qu'elle avait entraînées à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), est sorti de prison.

Violences de Saint-Aignan : Miguel Duquenet est sorti de prison

Miguel Duquenet, un gitan condamné à deux ans de prison en mars dernier, 20 mois après la mort de son cousin à un barrage de gendarmerie et les violences qu’elle avait entraînées à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), est sorti de prison.
Ce père de quatre enfants, âgé de 40 ans, est sorti de la maison d’arrêt de Blois en toute discrétion le 24 mars dernier, soit une dizaine de jours après son procès, a précisé son avocate. Miguel Duquenet conduisait la voiture à bord de laquelle son cousin a été tué à un barrage de gendarmerie en 2010. Jugé pour refus d’obtempérer aggravé et conduite sans permis, il avait été condamné le 13 mars dernier à deux ans de prison ferme. Il était toutefois en détention provisoire depuis 20 mois, et sa famille s’attendait donc à ce qu’il ressorte rapidement libre.
Miguel Duquenet conduisait la voiture à bord de laquelle son cousin Luigi a été tué par balle le 16 juillet 2010 à Thésée-la-Romaine (Loir-et-Cher) à un barrage de gendarmerie. La vieille Renault 19 Chamade avait été prise en chasse par une patrouille de gendarmerie après le signalement d’un vol d’un billet de 20 euros à Onzain, à quelques dizaines de kilomètres de là.
Miguel Duquenet a affirmé qu’il avait d’abord ralenti en voyant les deux gendarmes sur le bord de la route avant de prendre peur et d’accélérer à la vue de son passager en sang après les coups de feu tirés par l’un des deux gendarmes. Ceux-ci ont assuré avoir été contraints de s’esquiver brusquement pour ne pas être renversés lorsque la voiture a accéléré. Le gendarme auteur du coup de feu mortel, qui a toujours affirmé avoir tiré en état de légitime défense, avait été mis en examen pour coups mortels. Il a finalement bénéficié d’un non-lieu. La mort de Luigi avait entraîné une série de violences à Saint-Aignan et un tour de vis sécuritaire du gouvernement envers les Roms.

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