dimanche 29 novembre 2020
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Palais de justice
Illustration (MG/L'Essor).

Violences contre gendarmes : sursis et pénalités de 18.800 euros pour sept agriculteurs

Sept agriculteurs militants de la Coordination rurale, condamnés mercredi par le Tribunal correctionnel d’Agen pour violences commises sur des gendarmes à des peines de prison avec sursis et à verser un montant total de 18.800 euros de dommages et intérêts, vont faire appel de la décision, a annoncé la Coordination rurale du Lot-et-Garonne.

Les peines vont de trois à dix mois de prison avec sursis et les sept condamnés devront verser un montant total de 18.800 euros de dommages et intérêts aux treize gendarmes qui s’étaient portés parties civiles dans cette affaire. Trois d’entre eux avaient été blessés dans des affrontements entre agriculteurs et forces de l’ordre, lors d’une manifestation qui avait dégénéré le 10 octobre 2014 à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne).

Le président de la Coordination rurale 47 (CR 47), Patrick Franken, a écopé de la condamnation la plus lourde, 10 mois de prison avec sursis, confiscation de son véhicule personnel et interdiction de détenir une arme soumise à une autorisation durant deux ans. Le procureur de la République à Agen, Pascal Praches, avait requis six mois ferme contre Patrick Franken accusé notamment d’avoir organisé la manifestation “sans déclaration” préalable et de “violences volontaires aggravées” contre des agents de l’ordre public.

Pour trois autres militants de la CR47, il avait été requis des peines de trois à cinq mois de prison ferme et pour trois autres encore des peines de trois à cinq mois avec sursis. “Ce qui m’attriste le plus dans cette affaire, c’est qu’il n’y a aucune prise de conscience” de la part des prévenus, avait déploré le procureur.

Peu après l’annonce du jugement, la Coordination rurale du Lot-et-Garonne a annoncé dans un communiqué qu'”une procédure en appel” serait déposée “de façon concertée”. Le syndicat agricole s’est également étonné “de la sévérité du jugement” à l’issue d’un procès qui, selon lui, “n’a pas permis d’établir précisément les faits reprochés à chacun des accusés”. “Je crois qu’il vaut mieux être Zadiste (ndlr: allusion aux militants écologistes occupant des “Zones à défendre” contre le projet de nouvel aéroport à Nantes ou le projet de barrage à Sivens, dans le Tarn-et-Garonne)aujourd’hui qu’agriculteur”, a lancé le président de la CR47 à la sortie du tribunal.

La manifestation à l’origine du procès avait dégénéré sur le chantier du nouveau CFA agricole (Centre de formation des apprentis) de Sainte-Livrade-sur-Lot. Plusieurs dizaines d’agriculteurs entendaient s’opposer à une vingtaine de militants écologistes regroupés sur place pour dénoncer la destruction de deux cèdres centenaires prévue dans le cadre de ce chantier.

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