mercredi 28 octobre 2020
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Un gendarme interpellé 17 ans après le meurtre d’une étudiante

Un gendarme a été interpellé à son domicile de Nice et devait être transféré dans la journée devant un juge de Lille, dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’une étudiante lilloise en 1995, a-t-on appris vendredi de source proche de l’enquête, confirmant une information de RTL.

L’homme, aujourd’hui âgé de 39 ans et qui n’était pas encore dans la gendarmerie à l’époque des faits, connaissait la jeune fille, selon des sources concordantes. La jeune fille de 18 ans avait été retrouvée le 24 mai 1995 étranglée dans la baignoire d’un studio du centre-ville qu’elle partageait avec une amie, à la veille de l’Ascension. Seul indice, un poil pubien avait été retrouvé sur la scène du crime. Selon RTL, confondu par son ADN, le suspect a reconnu les faits.

De source proche de l’enquête, plusieurs opérations ont été menées dans le cadre de l’enquête au cours de la semaine à Lille et à Nice. Interpellé mardi matin à Nice, l’homme, originaire du nord de la France et adjudant à la gendarmerie de Nice où il s’occupait d’informatique, a été placé en garde à vue jusqu’à jeudi matin, avant d’être conduit au parquet de Nice qui l’a fait écrouer dans l’attente de son transfert à Lille, selon une autre source proche de l’enquête. Lors de cette garde à vue, une correspondance a pu être établie entre un prélèvement ADN pratiqué sur cet homme et un élément génétique retrouvé sur un peignoir. Cet élément génétique a été sorti des scellés et réexaminé des années après les faits à la demande de la famille de la victime et compte tenu des progrès de la police scientifique, selon une source proche de l’enquête, qui parle d’un “cas cold case”. Des membres de la famille du suspect ont également été placés en garde à vue, selon cette source.

Le dossier n’avait jamais été refermé ni par la police ni par la justice. En 2007, un ex-étudiant avait été mis en examen après que les policiers eurent découvert qu’il avait menti sur son alibi à l’époque. En l’absence de preuves, l’homme, qui a toujours nié toute implication et dont l’ADN ne correspondait pas à celui retrouvé sur la scène de crime, n’avait pas été jugé. En mai 2009, 14 ans après la mort de leur fille, les parents de l’étudiante avaient lancé un appel à témoins dans La Voix du Nord. Habitants d’une petite commune près de Saint-Omer (Pas-de-Calais), ils n’ont jamais renoncé à retrouver le coupable.

Le 24 mai 1995, la colocataire de la victime était passée chez elle vers 17H30 pour récupérer des affaires à la veille d’un jour férié. Elle n’avait pu faire usage de sa clé, la serrure étant obstruée par une pièce métallique. Avec des amis et craignant un cambriolage, elle avait alors forcé la porte, mais n’avait constaté aucune trace de vol. Elle s’était rendue à la salle de bains avant de repartir, et avait trouvé porte close. Au travers de la ventilation, elle avait alors aperçu un pied et appelé les pompiers, qui ont ensuite découvert l’étudiante immergée aux trois quarts dans la baignoire.

 

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