vendredi 25 septembre 2020
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Traitement des prélèvements ADN à l'IRCGN (Photo d'illustration - MG/ESSOR)
Traitement des prélèvements ADN à l'IRCGN (Photo d'illustration - MG/ESSOR)

Trahi par son ADN huit ans après le viol d’une étudiante suédoise

Les gendarmes de la section de recherches (SR) de Versailles ont interpellé mercredi un homme soupçonné d’avoir violé en 2008 une étudiante suédoise en se faisant passer pour un chauffeur de taxi et qui a été confondu par son ADN.

Présenté jeudi après-midi à un juge d’instruction versaillais, le suspect a été mis en examen pour “viol” et “séquestration” et placé en détention provisoire.

Début 2016, la SR de Versailles reçoit un rapport présentant un résultat positif de rapprochement effectué par le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Après une infraction pénale pour dégradations commise par cet homme, son ADN avait été enregistré.  Sa trace ADN correspondait à celle d’un violeur, ayant sévi à Paris en 2008.

Après ce rapprochement, le parquet sollicite directement l’ouverture d’une information et confie l’enquête à la SR de Versailles qui a interpellé le suspect.

En février 2008, une étudiante suédoise de 19 ans qui suit des études à Paris, quitte seule une discothèque de la rue Marbeuf (VIIIe). Elle fait signe à un véhicule qu’elle pense être un taxi. La voiture la prend en charge. Elle sera secourue par un automobiliste dans une commune des Yvelines à 30 kilomètres de Paris, errant sur la chaussée et partiellement dévêtue. Elle déclare avoir été agressée et violée par le conducteur du véhicule à bord duquel elle avait pris place.

La SR de Versailles prend la direction de l’enquête dans le cadre d’une cellule d’enquête qui travaille sur un cas semblable. A cette époque, un violeur en série non identifié mais au mode opératoire semblable sévit dans la capitale.

En 2008, une suédoise avait été violée et tuée par Bruno Cholet, qui s’était lui aussi fait passer pour un chauffeur de taxi. Ce délinquant multirécidiviste avait toutefois été arrêté et condamné à la réclusion à perpétuité pour ce  meurtre.

Après le viol de l’étudiante suédoise dans les Yvelines, un ADN masculin non identifié retrouvé sur les vêtements de la victime avait été isolé et un portrait-robot réalisé. L’ADN isolé appartenant à l’auteur présumé est alors inscrit en base TNR (traces non résolues) jusqu’à ce qu’il corresponde à une infraction ultérieure, qui révèle l’identité de son auteur.

Le Fnaeg contient les profils génétiques de 2,8 millions de personnes. 126.000 rapprochements ont pu être effectués depuis la création du fichier en 2001.

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