lundi 26 octobre 2020
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Reportage sur les Techniciens en identification criminelle de la Gendarmerie (Photo Matthieu Guyot l'Essor)

Gendarmerie des Alpes-Maritimes : saisie de 7 millions d’euros d’avoirs criminels

Plus de 7 millions d’euros d’avoirs criminels composés de 25 biens immobiliers, 14 véhicules, 6 bateaux et 2 motos ont été saisis après le démantèlement d’un important réseau familial de trafic de stupéfiants sur la Côte d’Azur, a indiqué lundi la Gendarmerie des Alpes-Maritimes et le parquet de Grasse.

L’enquête a conduit à l’incarcération de 14 personnes et au placement sous contrôle judiciaire de 23 autres, après quatre vagues d’interpellations depuis l’été, a précisé le procureur de la République de Grasse, Georges Gutierrez. Les suspects ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants, blanchiment de trafic de stupéfiants ou encore blanchiment de fraude fiscale. Selon une première estimation basse, les villas, appartements, parkings et commerces saisis dans les départements des Alpes-Maritimes, du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, représentent une valeur de quelque 6,5 millions d’euros.

Une presse hydraulique pour faire des pains de drogue

Les enquêteurs soupçonnent ce réseau, dirigé par une famille de Grasse, d’avoir écoulé depuis une dizaine d’années “plusieurs centaines de kilos de cannabis” et “plusieurs centaines de kilos de cocaïne”, a indiqué le procureur. Le trafic était bien implanté dans la région de Grasse et de Cannes. Une presse hydraulique servant à faire des pains de drogue avait été découverte dans la commune de Grasse le 6 novembre, avec des traces de cocaïne.

Des moulages permettant de conditionner la cocaïne dans des paquets d’un kilo avaient également été découverts. Les gendarmes ont aussi mis la main sur un kilo de cocaïne, 10 kilos de cannabis, de l’argent liquide et une trieuse de billets.

Interpellé dans un hôtel de luxe

Un homme d’une trentaine d’années, Rachid Khelif, soupçonné d’être à la tête de ce trafic de drogue, avait été interpellé le 22 octobre dans une chambre d’un hôtel de luxe à Mandelieu-la-Napoule. Neuf de ses proches avaient été interpellés le 3 décembre. Le colonel Gaël Marchand, commandant du groupement de Gendarmerie des Alpes-Maritimes, a estimé lundi qu’il s’agissait d’une “affaire hors normes”.

La loi du 9 juillet 2010,dite “loi Warsmann”, facilite la saisie et la confiscation des biens criminels en matière pénale. Les avoirs criminels des trafiquants de drogue sont de plus en plus fréquemment saisis par la police et la justice pour financer en partie l’action des enquêteurs et pour empêcher les malfaiteurs de financer un nouveau trafic de grande ampleur à leur sortie de prison.

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