lundi 26 octobre 2020
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Entrainement aux techniques d'interpellation par des gendarmes mobiles.
Exercice d'interpellation d'un peloton d'intervention de gendarmes mobiles (Photo MG/L'Essor)

Toujours pas de bilan mensuel global de la délinquance

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) n’a pas publié mercredi, pour la seconde fois de son histoire, de bilan mensuel global de la délinquance en raison d’une “distorsion de chiffres” entre Police et Gendarmerie où ceux-ci explosent pour des raisons inexpliquées.

Le “cas le plus remarquable de distorsion” est le chiffre des “violences, mauvais traitement et abandon” d’enfants qui ont augmenté, entre décembre 2011 et novembre 2012, de 114,5% en zone (rurale et semi-urbaine) de gendarmerie et diminué de 2,4% en zone (urbaine) de police, observe l’organisme chargé de publier les statistiques officielles de la délinquance.

L’ONDRP faite la même remarque, dans son bulletin mensuel de décembre, pour d’autres faits de délinquance. Ainsi des “harcèlements et agressions sexuelles contre les mineurs” en augmentation de 73% pour les gendarmes, en baisse de 2,5% pour les policiers, des vols de véhicules à moteurs (-2,5% en zone police, +16,3% en zone gendarmerie) ou les viols sur mineures (+0,1% en police, +20% en gendarmerie). L’ONDRP, comme en novembre où il y avait déjà une telle distorsion, réitère avoir décidé de séparer les faits police/gendarmerie constatés de crimes et délits non routiers et ne donne pas de chiffres globaux de la délinquance comme il le fait depuis sa création il y a six ans. Il précise que cela “remet en cause” l’outil statistique des forces de l’ordre. Il ne disposera pas d’éléments fiables pour établir le bilan global de la délinquance de l’année 2012 présenté chaque mois de janvier par le ministre de l’Intérieur, prévient-il.

Les causes de cette explosion de certains chiffres sont “inconnues” avec précision, relève l’ONDRP mais la Gendarmerie, rappelle-t-il, a depuis janvier 2012 un nouvel outil – baptisé Pulsar – de collecte de statistiques qui, selon lui, les perturbe fortement. Il invoque aussi un effet de l’arrêt de la “course aux chiffres” décidé en mai 2012 par le nouveau ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

La publication mardi de nouveaux chiffres de la délinquance par le Figaro, qui parle d’une “explosion des crimes et délits” en novembre, a suscité une charge de la droite accusant de “laxisme” le gouvernement qui a promis de changer le thermomètre de la délinquance au 1er janvier.

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