mardi 20 octobre 2020
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Un conducteur de 20 ans qui avait fauché un gendarme de 32 ans mort sur le coup sur une route de l'Orne a été condamné à six mois de prison ferme. Pour le procureur de la République David Pamart la vitesse - entre 111 et 120 km/h au lieu de 80 km/h autorisé pour le jeune conducteur - et le manque d'attention sont à l'origine de l'accident.

Orne : six mois ferme contre un jeune conducteur qui avait écrasé un gendarme

Un conducteur de 20 ans qui avait fauché un gendarme de 32 ans mort sur le coup sur une route de l’Orne a été condamné à six mois de prison ferme. Pour le procureur de la République David Pamart la vitesse – entre 111 et 120 km/h au lieu de 80 km/h autorisés pour le jeune conducteur – et le manque d’attention sont à l’origine de l’accident.

Condamné à 24 mois de prison dont 18 avec sursis et à une annulation de permis avec interdiction de le repasser pendant deux ans, le jeune homme a expliqué à la barre qu’il avait le regard sur son poste radio au moment de l’accident et affirmé qu’il n’était pas au téléphone.

“Son téléphone était en communication entre trois minutes et trente secondes avant l’accident mais il n’est pas prouvé qu’il l’était encore au  moment de l’accident”, a précisé M. Parmart qui a estimé, lors de l’audience, que l’on avait plus affaire à faire à un “inconscient de la route” qu’à un “assassin de la route”.
L’avocat du prévenu, qui avait obtenu son permis huit mois plus tôt, “a souligné que l’accident était intervenu tôt le matin, qu’il faisait nuit et que le gendarme, sans élément particulier – comme des bandes réfléchissantes – en plus de sa tenue de gendarme, n’était peut-être pas très visible”, selon le parquet.
L’adjudant Ludovic Richard, a été fauché par le monospace alors qu’il sécurisait les lieux pour éviter un nouvel accident sur le lieu d’un premier à Pointel, à 75 km au nord-ouest d’Alençon.

Le gendarme, membre de la brigade départementale de renseignement et d’investigation judiciaire d’Alençon, se rendait avec quatre collègues, dont  sa compagne, à Aulnay-sur-Odon (Calvados), pour une autre mission. Les  militaires s’étaient arrêtés en apercevant un accident sans gravité impliquant deux véhicules.

La directrice de cabinet du préfet de l’Orne, Edith Harzic, avait alors parlé  d’un “dramatique concours de circonstances”. En déplacement à Lille, le président de la République d’alors Nicolas Sarkozy avait salué la mémoire du gendarme. “Je suis sûr que, quelle que soit (sa) sensibilité, chacun voudra s’associer à la mémoire et à la tristesse de la famille de ce gendarme de 32 ans, tué parce que, sur la route, il y a des gens qui ne comprennent pas que
tout n’est pas permis”, avait déclaré M. Sarkozy.

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