mercredi 21 octobre 2020
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Miguel Duquenet, incarcéré depuis huit mois pour avoir forcé un barrage de gendarmerie en juillet dans le Cher, épisode durant lequel son passager un jeune Gitan avait été tué par un gendarme, a entamé mercredi une grève de la faim, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat.

Saint-Aignan : grève de la faim du conducteur incarcéré depuis huit mois

Miguel Duquenet, incarcéré depuis huit mois pour avoir forcé un barrage de gendarmerie en juillet dans le Cher, épisode durant lequel son passager un jeune Gitan avait été tué par un gendarme, a entamé mercredi une grève de la faim, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat.

“Il est au bout du rouleau”, “désespéré d’être toujours en prison et ne comprend pas pourquoi il est le seul à être détenu dans cette affaire”, a expliqué l’avocat de M. Duquenet, Me Jean-Claude Guidicelli.
Le 16 juillet, Miguel Duquenet circulait à Thésée (Loir-et-Cher) au volant d’une voiture avec Luigi Duquenet, 22 ans, recherché après un vol de 20 euros. Il avait forcé un premier contrôle, avant d’être pris en chasse par un véhicule de gendarmerie dans la vallée du Cher.

Le gendarme, qui a fait feu sur Luigi Duquenet, avait indiqué que le véhicule avait “foncé” sur lui. Le militaire a été mis en examen le 1er octobre pour coups mortels.Selon Me Guidicelli, qui a déposé une nouvelle demande de remise en liberté provisoire, son client est “otage d’un dossier éminemment politique”. Miguel Duquenet est en détention provisoire depuis qu’il s’est livré à la justice six jours après le drame.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Orléans avait confirmé en novembre le maintien en détention de Miguel Duquenet et avait également rejeté la demande d’annulation de sa mise en examen pour tentative d’homicide volontaire. De son côté, Miguel Duquenet, qui a entamé mercredi une grève de la faim à la maison d’arrêt de Blois, conteste avoir forcé le contrôle routier, assurant n’avoir vu qu’en dernière minute les deux gendarmes au bord de la route. Me Giudicelli affirme que le tir mortel a été effectué “latéralement” par le gendarme, du côté passager de la voiture. La mort du jeune homme avait entraîné des violences de la part de la communauté de gens du voyages, qui, réclamant la restitution du corps de la victime, avaient pris pour cible la gendarmerie de Saint-Aignan.

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