dimanche 27 septembre 2020
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Photo d'illustration (crédit photo: MG/L'Essor).
Photo d'illustration (crédit photo: MG/L'Essor).

Refus d’obtempérer, agressions ou insultes: le difficile quotidien des gendarmes chargés de faire respecter le confinement

Refus d’obtempérer, agressions ou insultes contre les gendarmes n’ont pas disparu avec le confinement, qui connaît son lot de tensions. Et ce n’est malheureusement pas une surprise, comme le montre ces cinq exemples récents.

Vendredi, ce sont deux motards de la Gendarmerie qui en ont ainsi fait les frais. Un automobiliste, qui tentait de se soustraire à un contrôle près de Pau, renverse les militaires. Soit, pour le gendarme blessé aux cervicales, deux jours d’incapacité temporaire de travail. Le chauffard a ensuite pris la fuite.

La veille, c’est un habitant de Carquefou, en Loire-Atlantique, qui a agressé les gendarmes. Sans attestation dérogatoire au confinement, ce quinquagénaire a donné un coup de pied aux deux militaires en patrouille. Avant, précise Ouest-France, de les insulter copieusement pendant son interpellation.

Lire aussi: Confinement: au cœur des contrôles avec les gendarmes de l’Essonne (reportage)

Insultes et coup de marteau

Autre exemple déplorable à la sous-préfecture Muret, en Haute-Garonne. Selon La Dépêche, la justice a condamné la semaine dernière un jeune homme de 26 ans à 18 mois de prison, dont 9 avec sursis. Ce livreur à vélo avait tenté de s’enfuir lors d’un contrôle. Puis, à la vue des gendarmes de la brigade de recherches, le cycliste les avait insulté, menacé, puis frappé. Résultat? Le coup de marteau sera paré par le gilet pare balles et un téléphone qui en fera les frais.

A Épinal, c’est un jeune homme d’une vingtaine d’années, ivre, qui a été condamné à douze mois de prison, dont six mois ferme, pour avoir agressé le gendarme qui contrôlait son attestation dérogatoire au confinement. Le militaire, en patrouille à Senones, dans les Vosges, s’était vu, selon Vosges-Matin, prescrire deux jours d’incapacité temporaire de travail.

Enfin, à Evreux, la justice a également tranché. Il y a une semaine, les gendarmes de la brigade de Gaillon dans l’Eure patrouillent dans le quartier de la Verte Bonne. Les militaires verbalisent un groupe de six personnes. L’une des personnes contrôlées menace les gendarmes avec une bombe lacrymogène. Les gendarmes retrouveront le jeune homme de 29 ans le lendemain. Le 25 mars, le tribunal correctionnel d’Evreux rend sa décision. Pour ce non respect du confinement, ces violences avec menaces d’une arme et outrages, il est condamné à cinq mois de prison ferme.

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Un commentaire

  1. Fabrice

    Heureusement qu’il s’agit d’y aller mollo avec les zones qui ont déjà fait sécession avec la République française:
    https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/faire-respecter-le-confinement-dans-les-banlieues-pas-une-priorite-pour-le-gouvernement-117458

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