mardi 29 septembre 2020
Accueil / L'actualité Grand Est / Quatre niveaux  d’intervention de la Gendarmerie dans un exercice de prise d’otages en milieu scolaire
Photo d'illustration (Crédit photo: Jean-Marc Tanguy).
Photo d'illustration (Crédit photo: Jean-Marc Tanguy).

Quatre niveaux  d’intervention de la Gendarmerie dans un exercice de prise d’otages en milieu scolaire

Une cinquantaine de gendarmes, représentant quatre niveaux d’intervention de la Gendarmerie, ont participé mercredi dans un village des Ardennes à un exercice de prise d’otages dans un collège.

Rimogne, paisible village des Ardennes et patrie de  l’ardoise pendant huit siècles jusqu’à la fin des années 60, a été le théâtre de cet exercice de gestion de crise et de vigilance attentats mené au collège du Blanc Marais.

Les 300 élèves et les personnels du collège et la préfecture des Ardennes ont participé à l’exercice. Des représentants du délégué militaire départemental étaient  présents comme observateurs, mais l’armée n’a eu aucun rôle à jouer.

Pur produit du hasard, la brigade de gendarmerie a été construite… devant l’entrée du collège. Les primo-intervenants, des gendarmes de la brigade, ont donc mis peu de temps à se rendre sur place et à déclencher une alerte pour une intrusion dans l’établissement, signalée par ce dernier.

Les élèves, les enseignants et l’administration se sont confinés, conformément aux procédures, tandis que le centre opérationnel du groupement mobilisait quatre PSIG environnants. Le commandant en second du groupement a assuré la coordination des opérations. Le PSPG (peloton de sécurité et de protection de la gendarmerie) de Chooz, qui veille ordinairement sur une centrale nucléaire a fait son entrée dans la gestion de crise, apportant une expertise supérieure, rejoint par le tout nouveau GIGN de Reims. Une dizaine de gendarmes ont permis l’interpellation du preneur d’otages, après un dénouement assuré par les négociateurs régionaux de gendarmerie, dont la coordinatrice qui prenait son poste le même jour.

L’antenne du GIGN de Reims n’alignait encore qu’une partie de son effectif, le tableau final à 32 hommes ne devant être atteint qu’en fin d’année. Pour son chef, un capitaine qui connaît bien l’intervention, « la première heure est cruciale, c’est là que l’on sauve le plus de personnes ». Premiers évacués, dans le calme, par les gendarmes des PSIG, les élèves ont pu, de loin, mieux mesurer les enjeux de la lutte contre le terrorisme et visualiser la parfaite articulation entre les différentes couches d’intervention, du primo-intervenant à l’unité d’intervention spécialisée.

Jean-Marc TANGUY

Légende photo : deux primo-intervenants de la brigade de Rimogne au début de l’exercice.

Crédit : photo JMT

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *