L'Essor

Quatre gendarmes du Psig de Saint-Nazaire blessés par des tirs

Déploiement opérationnel de gendarmes d'un Psig. (Photo d'illustration - JPA/L'Essor)

Quatre gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie (Psig) de Saint-Nazaire ont été blessés par des tirs d’arme à feu ce lundi 15 février, lors d’une interpellation à Malville (Loire-Atlantique).

Alors qu’ils s’apprêtaient à interpeller un suspect tôt ce lundi matin, les militaires ont été accueillis par des tirs. Selon la procureur de la République de Saint-Nazaire, contactée par L’Essor, les coups de feu ont été tirés à bout touchant à travers la porte d’entrée après que les gendarmes se soient annoncés. Les projectiles ont atteint et blessé quatre d’entre eux, dont deux plus sérieusement. Heureusement sans engager leur pronostic vital.

Un gendarme touché par une trentaine de plombs

Le plus gravement touché a reçu une trentaine de plombs, notamment dans l’avant-bras, le poignet et la main. Transporté par les pompiers à l’hôpital, il va s’y faire opérer. Un autre gendarme a reçu une dizaine de plombs occasionnant des blessures superficielles, notamment à l’épaule. Les deux autres ont quant à eux relevé plusieurs impacts de plombs sur leurs gilets pare-balle et équipements balistiques. Un fusil à canon scié a été retrouvé sur place. L’utilisation de cette arme modifiée pourrait expliquer le large rayon de feu.

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L’interpellation faisait suite à une intervention des gendarmes ce weekend à Besné. Dans la nuit de samedi à dimanche, une rixe avait éclaté entre plusieurs jeunes. Deux d’entre-eux avaient alors été blessés à l’arme blanche à la tête et au dos. Après enquête, l’auteur présumé des coups de couteau avait été identifié. C’est lui qu’étaient venus chercher les gendarmes ce lundi.

D’après France Bleu, l’homme est âgé de 24 ans. Retranché pendant quelques minutes, il s’est rendu et a finalement pu être interpellé puis placé en garde à vue. La procureur de la République de Saint-Nazaire s’est dessaisie du dossier, repris par le parquet de Nantes. L’enquête a par ailleurs été confiée aux gendarmes de la section de recherches de Nantes.

Les Psig particulièrement exposés

Unités d’intervention intermédiaire, souvent primo-intervenantes, les Psig sont particulièrement exposés. Celui de Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, en a payé le prix fort en décembre dernier. Cela a d’ailleurs débouché sur la réflexion d’une réforme, présentée récemment par le directeur général de la Gendarmerie.

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LP (avec PMG)

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