dimanche 27 septembre 2020
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30.000 gendarmes mobilisés pour l’Euro 2016

90.000 personnes assureront la sécurité de l’Euro 2016 dont 30.000 gendarmes, 42.000 policiers, 5.200 personnels de la Sécurité civile (pompiers, démineurs), une partie des 10.000 militaires de l’opération Sentinelle et 13.000 agents de sécurité privée, a détaillé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve mercredi 25 mai.

6 mois après les attentats de Paris et de Saint-Denis, toute l’attention est portée sur le risque terroriste au cours de cet événement qui doit réunir, du 10 juin au 10 juillet, 24 sélections nationales et 2,5 millions de spectateurs dans les stades des 10 villes hôtes (Lille, Lens, Paris, Saint-Denis, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux, Toulouse, Marseille et Nice).

Sur les 30.000 gendarmes mobilisés pour l’Euro 2016, figurent 25.000 gendarmes départementaux, 2.500 gendarmes mobiles, 1.500 réservistes, 600 gendarmes des transports aériens (GTA) et 400 gendarmes provenant des unités spécialisées.

Policiers et gendarmes seront répartis selon cinq grands bassins de sécurité : Lille/Lens, Paris/Saint-Denis, Bordeaux/Toulouse, St-Etienne/Lyon et Marseille/Nice.

La sécurité d’un niveau “exceptionnel” sera le résultat d’une “coproduction entre l’Etat, les organisateurs et les villes-hôtes » a souligné le ministre.

A l’intérieur des stades, la sécurité sera à la charge de l’organisateur, la société Euro 2016 SAS. Des Postes de commandement opérationnels (PCO) y seront positionnés pour coordonner le service d’ordre mis en place pour chaque rencontre. Toutefois, des gendarmes et des policiers pourront y être positionnés pour y assurer des missions de police judiciaire et des missions de sécurisation.

Concernant les fan zones, périmètres réservés aux supporters aux coeur des dix villes hôtes et dédiés à la retransmission télévisée des matchs, « leur organisation comme leur sécurité interne sera à la charge des collectivités locales », a précisé Bernard Cazeneuve. Les fan zones nécessiteront une surveillance accrue, la plus importante d’entre elles, à Paris, pouvant accueillir 100.000 personnes sur le Champ-de-Mars. Ces espaces clos seront sous vidéo-protection et chaque personne fera l’objet de palpations de sécurité et d’une inspection visuelle de ses effets personnels, a également indiqué le ministre.

A l’extérieur des stades, « des effectifs de Police et de Gendarmerie seront prépositionnés pour être en mesure d’assurer l’ordre public et d’intervenir y compris dans le stade si cela devait se révéler nécessaire. Selon le même principe, les forces de l’ordre assureront la protection périphérique des fans zones et la sécurisation des flux », a t-il ajouté.

En dehors des fan zones, les retransmissions des matchs devront s’effectuer dans des lieux clos dont l’accès devra être contrôlé. « Les retransmissions dans des espaces non sécurisés ne seront pas autorisées », a ainsi déclaré Bernard Cazeneuve.

Des unités d’intervention du GIGN et du Raid seront positionnées aux abords des stades et des fan zones. Trois à six membres membres de ces forces spécialisées assureront, en permanence, la protection rapprochée de chaque délégation.

En outre, une « cellule d’analyse des risques », rassemblant des acteurs de la sécurité publique et du renseignement intérieur et extérieur, sera activée en permanence pour évaluer les risques et menaces pesant sur chaque rassemblement. Les réseaux Interpol et Europol seront mobilisés, et chaque Etat enverra en France huit officiers de liaison pour identifier les éventuelles personnes à risques. Six d’entre eux seront présents lors de chaque rencontre et deux prendront place au Centre de coopération internationale des forces de Police qui sera inauguré à Lognes (Seine-et-Marne) le 7 juin.

De son côté, l’UEFA sera responsable de la sécurité d’une centaine de sites officiels : les stades accueillant les rencontres, 24 hôtels et terrains d’entraînement des différentes délégations, le Centre national d’information regroupant les médias Porte de Versailles, les points d’échanges de billets, une cinquantaine de sites temporaires, ainsi que 20 hôtels et terrains d’entrainements dit de « transfert », utilisés la veille des matchs.

Colossal, le coût du dispositif de sécurité de l’Euro 2016 est évalué à un peu plus de 1 milliard 300 millions d’euros.

Nathalie DELEAU

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Un commentaire

  1. Daniel Dedieu

    Pourquoi, dans ce moment particulier et depuis les événements terroristes ne fait-on pas intervenir d’office les réservistes ?
    Faut-il un état de guerre pour le faire et ne sommes-nous pas déjà en guerre contre les terroristes ?

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