mercredi 28 octobre 2020
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Notre-Dame-des-Landes : un véhicule de gendarmerie incendié

Un véhicule de gendarmerie a été incendié par une fusée de détresse, jeudi matin à Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique, alors que les gendarmes intervenaient pour une expulsion locative, près du site occupé par les zadistes qui luttent contre la construction du futur aéroport, a-t-on appris de sources concordantes.

Les gendarmes étaient venus vers 10H00 accompagner un huissier qui devait procéder à l’expulsion de locataires ne payant pas les loyers de la maison qu’ils occupent. Le lieu-dit concerné, L’Epine, se trouve à proximité de la “Zad”, acronyme de “zone d’aménagement différé” destinée à l’aéroport, rebaptisée “zone à défendre” par les dizaines d’opposants qui y vivent depuis 2010.

Un véhicule a surgi avec cinq personnes à bord, masquées et armées. “Ils ont attaqué avec des pistolets à billes le gendarme qui était seul à l’extérieur de la maison”, près du véhicule de gendarmerie, a expliqué le colonel Didier Marconnet, commandant la Région Pays de la Loire et le groupement de Loire-Atlantique.

Armés de battes de base-ball, ils ont ensuite brisé les vitres de la voiture de gendarmerie avant d’y mettre le feu avec une fusée de détresse.

Le gendarme pris pour cible été blessé très légèrement au bras par une bille en plastique, selon le parquet de Saint-Nazaire. Ensuite, un groupe d’une quinzaine d’individus a surgi des bois en provenance de la Zad, “armés, gantés, casqués”, avec “des frondes et des bâtons” et ont tenté d’agresser les gendarmes, qui les ont mis en fuite sans réussir à les interpeller. “J’ai engagé une soixantaine de gendarmes sur l’ensemble de la zone”, ainsi qu’un hélicoptère, pour tenter d’intercepter les agresseurs, mais “ils s’étaient réfugiés dans la ZAD”, a relaté le colonel.

La femme résidant dans la maison, soupçonnée d’avoir alerté les zadistes, a été placée en garde à vue ainsi que son fils, qui a encouragé les agresseurs, selon le parquet et la gendarmerie.

La construction de l’aéroport, dont l’inauguration était initialement prévue en 2017, est suspendue depuis 2012 dans l’attente de l’épuisement des recours déposés par les opposants, qui jusqu’ici ont toujours perdu en justice.

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Un commentaire

  1. bouillarguais

    Alors les politiciens de bas étages; du monde des bisounours, on les supprime ou pas ces grenades offensives…

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