mercredi 28 octobre 2020
Accueil / Opérationnel / Mont-Blanc : un gendarme toujours recherché après le dévissage d’une cordée
Photo d'illustration: BT Morzine (Photo Matthieu Guyot L'Essor)
Photo d'illustration: BT Morzine (Photo Matthieu Guyot L'Essor)

Mont-Blanc : un gendarme toujours recherché après le dévissage d’une cordée

Un des trois gendarmes qui ont trouvé la mort mardi sur le massif du Mont-Blanc n’a pas été retrouvé et les recherches reprendront dès que les conditions météo le permettront, a annoncé la Gendarmerie mercredi. A l’heure qu’il est, on ignore toujours les circonstances qui ont provoqué ce drame entraînant le décès de trois sous-officiers âgés de 29, 33 et 44 ans.

“Nous avons retrouvé deux corps à ce stade. Nous sommes en attente de retrouver notre troisième camarade”, a déclaré Richard Lizurey, major général de la Gendarmerie, au cours d’une conférence de presse à Chamonix en Haute-Savoie. “A ce stade, les conditions météo ne permettent pas d’aller le chercher. Il n’a pas été localisé”, a-t-il précisé. “C’est un drame qui marque la famille de la montagne et la famille de la gendarmerie”, a-t-il ajouté.

Trois sous-officiers de gendarmerie de l’Ardèche, âgés de 29, 33 et 44 ans ont trouvé la mort mardi lorsque leur cordée a dévissé, faisant une chute d’environ mille mètres. La cordée a été découverte au pied de la face Nord de l’Aiguille du Midi (3.842 mètres) à 21H30. La Gendarmerie n’a pas voulu préciser lequel des trois gendarmes était toujours recherché. “La zone de recherches est une zone glaciaire, assez vaste, située sous des séracs, ce qui nous interdit de poser des secouristes au sol”, a expliqué Jean-Baptiste Estachy, commandant du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix.

Pas de témoin de la chute des trois gendarmes

Les secouristes qui ont récupéré les corps mardi soir étaient constamment suspendus à l’hélicoptère afin de se dégager rapidement en cas de chute de séracs, a-t-il précisé. “On est à l’affût de la moindre fenêtre météo. On décollera dès que possible”, a ajouté le commandant Estachy. Il n’y a pas eu de témoin de la chute des trois gendarmes. C’est l’épouse de l’un d’eux qui a donné l’alerte, en l’absence de nouvelles de son mari. “On ne sait pas exactement aujourd’hui quelles sont les circonstances du drame ni de quel endroit ils sont tombés”, a indiqué le général Lizurey.

Deux des trois gendarmes s’entraînaient pour se préparer à un stage de 13 semaines au Centre national d’instruction au ski et à l’alpinisme de la Gendarmerie (Cnisag) à Chamonix. Ce stage permet d’obtenir le diplôme de qualification technique montagne. Leur chef de cordée était lui-même titulaire de ce diplôme.

L’ascension qu’ils effectuaient “fait partie des grandes classiques du massif du Mont-Blanc”, a souligné le lieutenant-colonel Blaise Agresti, commandant du CNISAG. Un formateur du CNISAG avait emprunté la même course quelques heures auparavant, sans rencontrer de difficultés particulières. “Les conditions de neige étaient bonnes, les conditions météo aussi”, a indiqué le lieutenant-colonel Agresti.

Deux des victimes, pères de famille, appartenaient au Peloton de surveillance et d’intervention de Gendarmerie de Ruoms en Ardèche. La troisième était membre de la brigade de gendarmerie du Béage en Ardèche également.

En mars et avril dernier, deux gendarmes montagnards avaient trouvé la mort sur le massif du Mont-Blanc, l’un du PGHM de Chamonix, l’autre du Cnisag.

Condoléances des politiques aux familles des gendarmes

Le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, a adressé mercredi ses condoléances aux familles des trois gendarmes. Exprimant “sa vive émotion”, il a adressé “aux familles de ces trois sous-officiers de gendarmerie, à leurs proches et à leurs camarades de régiment, ses plus sincères condoléances”, indique le communiqué de la présidence du Sénat.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré mercredi “s’associer à la peine” des familles des gendarmes tués accidentellement dans le massif du Mont Blanc. Dans un communiqué, le Premier ministre, a fait part de sa “très grande tristesse” et salué  “encore une fois l’engagement de la Gendarmerie dans les missions de secours en montagne”, rappelant que “la Gendarmerie a déjà été durement touchée par des drames en montagne en mars et en avril 2013”.

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.