vendredi 7 mai 2021
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Des militaires du GIGN (Crédit photo: M. GUYOT/L'ESSOR).
Des militaires du GIGN (Crédit photo: M. GUYOT/L'ESSOR).

Un homme tué par un tir de riposte d’un gendarme de l’AGIGN de Reims (actualisé)

Un gendarme de l’antenne GIGN (AGIGN) de Reims a tué vendredi matin à Frouard (Meurthe-et-Moselle) un homme de la communauté des gens du voyage. Il a riposté à un tir. Le casier judiciaire de la victime, défavorablement connue de la justice, comptait notamment deux condamnations pour détention d’armes.

Les faits se sont déroulés à 6h15 sur un “un terrain isolé” a précisé à l’AFP le procureur de la République de Nancy François Pérain. Les gendarmes de Frouard, soutenus par l’AGIGN de Reims, intervenaient dans le cadre d’une opération judiciaire dans un camp de la communauté des gens du voyage. Cette affaire concernait une affaire de “violences volontaires en réunion avec armes”, commise deux jours auparavant, le mercredi 14 avril. Deux suspects, un père de 56 ans et son fils de 19 ans, devaient être interpellés pour s’expliquer sur un passage à tabac lié, semble-t-il, à un différend de voisinage.

Les gendarmes accueillis à coups de fusil

La situation a dégénérée dès l’arrivée des gendarmes. En les apercevant, le fils est sorti de sa caravane en pointant en effet un fusil. Un des militaires a alors répliqué une première fois, mais sans le toucher. Quelques instants plus tard, le père est sorti à son tour, lui aussi armé d’un fusil. Sourd aux injonctions des gendarmes, il a tiré à deux reprises dans leur direction. L’une des balles a fait voler en éclats le rétroviseur du fourgon derrière lequel la colonne d’intervention avait trouvé refuge. L’un des membres de l’AGIGN de Reims a alors répliqué, atteignant mortellement le quiquagénaire au thorax.

Lire aussi: L’antenne-GIGN de Tours interpelle un forcené retranché dans son domicile à Tour-en-Sologne

Le fils de la victime et les deux militaires auteurs des tirs de riposte ont été placés en garde à vue. Plusieurs enquêtes visent les trois hommes d’après France Info. Le premier est poursuivit pour “violences volontaires avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP)”. Le deuxième pour “violences volontaires avec arme par PDAP”. Le troisième pour “violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par PDAP”.

Les deux gendarmes ont vu leur garde à vue levée en début de soirée. Le fils de la victime, déféré samedi devant un juge d’instruction, s’est vu mis en examen. Sous le chef de “violence volontaire sur personnes dépositaires de l’autorité publique avec arme”. Puis remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Information judiciaire ouverte

La SR de Nancy et le bureau des enquêtes judiciaires de l’IGGN sont saisis de l’enquête. Une information judiciaire a été ouverte. “En effet, il résulte des premiers résultats de l’enquête que les gendarmes étaient susceptibles d’être en situation de légitime défense”, a expliqué le procureur. “L’information judiciaire porte sur l’ensemble des faits survenus. Il conviendra au juge d’instruction de vérifier que la légitime défense était bien constituée”, a précisé François Pérain. 

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Un commentaire

  1. Bertrand Dewaele

    Aberrant que les Représentants de l’ordre soient inquiétés lorsque la Gendarmerie se rend à votre domicile (si l’on est sur de son “bon-droit”) pourquoi accueillir celle-ci avec des armes à feu et les utiliser…
    Soutien à nos gendarmes.
    Bertrand Cœur de Flandre

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