vendredi 25 septembre 2020
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Quelque 300 personnes ont commencé samedi à manifester à Toulouse contre "les violences policières" et la mort de l'écologiste Rémi Fraisse, malgré un arrêté interdisant le mouvement, très étroitement quadrillé par les forces de l'ordre dans une atmosphère tendue.

Manifestation interdite à Toulouse : gendarmes mobiles, crs et policiers mobilisés

Quelque 300 personnes ont commencé samedi à manifester à Toulouse contre “les violences policières” et la mort de l’écologiste Rémi Fraisse, malgré un arrêté interdisant le mouvement, très étroitement quadrillé par les forces de l’ordre dans une atmosphère tendue.

Gendarmes mobiles casqués et en tenue anti-émeute étaient postés aux abords du centre pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le cœur de la ville et alors que l’arrêté d’interdiction de la manifestation, publié vendredi, était placardé un peu partout dans la zone. Des policiers, CRS et gendarmes équipés de camions anti-émeute étaient postés à divers endroits de la ville rose, notamment devant les bouches de métro et près du Palais de Justice: en somme un important dispositif déployé pour éviter tout débordement comme cela avait été le cas lors de la manifestation interdite du 1er novembre qui s’était soldée par des violences et des destructions.

Peu après 14h00, heure du rendez-vous, les manifestants, majoritairement des jeunes, faute d’avoir pu aller vers le centre ont fait demi-tour pour remonter les Allées Jean-Jaurès. De l’autre côté, ils étaient attendus par un cordon impressionnant de CRS, se trouvant en quelque sorte pris en sandwich avec des gendarmes mobiles derrière eux.

Munis de banderoles, dont une en tête où on lisait “Mieux vaut tester le changement que changer le Testet” (la zone humide menacée par le barrage de Sivens, ndlr) , ils scandaient des slogans “Rémi, ni oubli, ni pardon”. Certains manifestants, dont des zadistes qui occupent le chantier du barrage de Sivens, étaient grimés en clown face aux gendarmes casqués. D’autres, canette de bière à la main, brandissaient des pancartes: “La police mutile” ou encore “Avant le 26/10, arbres abattus. Le 26/10, Rémi, 21 ans, abattu”.

Au sein du groupe de manifestants également, quelques drapeaux du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) 31, qui avait appelé à la manifestation et avait tenté vendredi à minuit un recours en “référé-liberté” auprès du tribunal administratif. Leur avocat, Julien Brel, qui a jugé “cet arrêté assez exceptionnel, a indiqué que ce référé avait finalement été pris en compte dans la matinée mais en milieu d’après-midi aucune décision n’avait été annoncée.

Dans l’arrêté publié vendredi, le préfet de Haute-Garonne Pascal Mailhos justifiait l’interdiction de manifester en estimant que la déclaration avait été faite “hors délai” et ne permettait pas de prévoir un “itinéraire alternatif” au trajet prévu dans le centre-ville. Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc avait appelé “les Toulousains à la prudence s’ils devaient se rendre dans le centre-ville”.

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