dimanche 21 juillet 2019
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Manif contre le mariage homo : les gendarmes mobiles recourent aux gaz lacrymogènes

Des gaz lacrymogènes ont été utilisés à plusieurs reprises par les gendarmes mobiles pour “maintenir les manifestants” contre le mariage des homosexuels, qui voulaient notamment accéder aux Champs-Élysées malgré l’interdiction de la Préfecture de Police d’emprunter ce parcours. “La stricte force nécessaire a été employée pour contenir les débordements d’une minorité de manifestants très agressifs”, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

“Cent à 200 personnes ont tenté de forcer un barrage pour rejoindre les Champs-Elysées”, a expliqué un porte-parole de la préfecture de police à l’AFP. Les gendarmes mobiles ont été “obligés de répondre en utilisant des gaz aérosols”, a ajouté ce porte-parole, évoquant le “comportement très agressif de certains manifestants”. Les gaz étaient envoyés via de petites bombes aérosols. La foule remuante, massée depuis la mi-journée sur un axe reliant La Défense et la place de l’Étoile, débordait largement sur les avenues Foch et Carnot, mais aussi aux abords de l’Arc de Triomphe qui étaient interdits aux manifestants.

“Des manifestants agressifs”

“La stricte force nécessaire a été employée pour contenir les débordements d’une minorité de manifestants très agressifs”, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur. “C’est pour les empêcher de pénétrer dans le périmètre interdit qu’il a été fait usage de gaz aérosols”, a précisé Pierre-Henry Brandet.

“Certains manifestants ont voulu absolument accéder à la place de l’Étoile et aux Champs-Élysées malgré l’interdiction décidée par le préfet de Police, malgré également les appels lancés par les organisateurs de la manifestation”, a-t-il encore souligné, faisant état de “quelques interpellations”.

Vers 17H30, un organisateur a informé les manifestants qu’il y avait eu “quelques incidents” mais que “la Police gérait l’événement”, assurant que la foule au centre du cortège ne craignait rien. “Nous demandons à la Police d’interpeller les perturbateurs”, a-t-il ajouté.

“Il n’y a pas de défaut dans l’organisation de cette manifestation pour ce qui est des forces de l’ordre”, s’est défendu Laurent Nunez, directeur de cabinet du préfet de Police de Paris sur BFM-TV. “Les forces de l’ordre étaient à l’endroit prévu lors des réunions préparatoires, c’était vu avec les organisateurs, pour contenir les manifestants dont certains ont néanmoins tenté de pénétrer sur le périmètre interdit”.

Entre deux et trois cents personnes ont fait face aux gendarmes mobiles qui empêchent l’accès aux Champs-Élysées avec des barrières. “Hollande dictateur!”, scandaient ces manifestants, en grande majorité des jeunes, avant d’entonner La Marseillaise. “Libérez les Champs !”, criaient d’autres. “C’est honteux”, a crié une sexagénaire, entourée de familles avec enfants.

Peu avant 18H00, ce point de tension avait disparu mais quelques provocateurs faisaient encore face aux policiers sur l’avenue des Champs-Élysées, scandant “France, jeunesse, révolution”. Tout au long de l’après-midi, les organisateurs ont lancé des appels au calme, via haut-parleur.

Les écrans géants qui jalonnent le parcours relayaient également ce message: “N’essayez pas de déborder, c’est inutile, périlleux et illégal”.

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