dimanche 29 novembre 2020
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(crédit photo : Francis Pellier MI DICOM)
Crash de l'A320 (crédit photo : Francis Pellier MI DICOM)

Crash de Germanwings en 2015 : une cérémonie à la mémoire des 150 victimes

Environ 500 proches des victimes du crash de Germanwings ont commencé à se recueillir vendredi à la cathédrale de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), pour une cérémonie œcuménique deux ans après la catastrophe qui a fait 150 morts.

A leur descente des bus, sous une fine pluie, certains s’abritaient sous des parapluies blancs, ou tenaient des bouquets de fleurs. Ces proches, dont des familles avec enfants, se sont regroupés à l’entrée de la cathédrale, où une cérémonie œcuménique devait ensuite se tenir dans l’intimité.

A 10H41, l’heure du crash, une minute de silence devait être observée. L’une des familles a préféré se rendre directement au Vernet, le village le plus proche du lieu de la tragédie, où une stèle de pierre doit être inaugurée vers 12H30 à la mémoire des victimes.

Comme l’an passé pour le premier anniversaire de la catastrophe, les familles pourront ensuite se recueillir sur le lieu du crash, à près de 1.500 mètres d’altitude, où une balise marque le point d’impact.

Plus de 150 gendarmes et policiers seront mobilisés pour cette cérémonie prise en charge par Lufthansa.

Le 24 mars 2015, le copilote d’un A320 de Germanwings avait projeté l’appareil sur une montagne du sud des Alpes, tuant avec lui 149 personnes. Le vol 4U 9525 de la compagnie allemande, filiale à bas coûts de Lufthansa, s’était écrasé alors qu’il ralliait Barcelone à Düsseldorf avec six membres d’équipage, dont le copilote allemand Andreas Lubitz, et 144 passagers, en majorité des Allemands (72) et des Espagnols (50).

Ce deuxième anniversaire est marqué par des déclarations du père d’Andreas Lubitz, qui a remis en cause en Allemagne la thèse du suicide de son fils, provoquant la stupeur des familles des victimes. “C’est une provocation. Il y a des éléments qui apparaissent incontestables: ce sont les boîtes-noires“, a regretté vendredi, en marge de la cérémonie, le maire de la commune voisine de Prads, Bernard Bartolini. “Cette soi-disant enquête (du père) deux ans après le crash, jour pour jour, c’est une extravagance“, a-t-il ajouté.

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